Livre : Création de l’unité antiterroriste : Delta force

Samedi 29 Mai:  Ajout

« Ses hommes sont de tous les combats, mais vous n’entendrez pas parler d’eux sur CNN. Pas de gros titres à la une pour révéler leurs actions d’éclat, et pourtant, chaque jour, ils risquent leur vie. Surentraînés, parlant couramment plusieurs langues, ces maîtres du contre-terrorisme se fondent en territoire hostile et sont capables de frapper leurs adversaires à une vitesse stupéfiante.
De la lutte contre la guérilla au Honduras au sauvetage des missionnaires au Soudan en passant par l’expédition de la Grenade, ce corps d’élite a toujours fait preuve d’une audace et d’une discipline exceptionnelles. Pour la première fois, un livre révèle leur histoire, leur vie, leur formation. Un témoignage sans précédent sur les opérations militaires les plus délicates des vingt dernières années. »

Ce livre traite donc des débuts de la DELTA FORCE, équivalent des SEALS mais pour l’armée de terre.

J’avoue être un peu déçu par le livre. Beaucoup de pages consacrées aux entrainements, peu de détails opérationnels.

Au fil des plus de 360 pages, j’ai noté quelques faits intéressants.

Une constante, si vous prétendez intégrer les Forces Spéciales ou des unités encore plus sélectives comme la Delta Force, SEALS, 1er RPIMA, etc…On peut dire que seule la « carrure » des  « chats maigres » est compatible avec les efforts demandés. Bodybuildé oui mais bodybuildé lourd, ça ne passe pas.

Pour avoir lu à peu prés tout ce qui peut se lire sur les SEALS notamment, je trouve la sélection des DELTA FORCE, en tout cas dans la toute premiére compagnie de son histoire, beaucoup plus intelligente que celle des SEALS qui tend au sadisme et leur fait perdre beaucoup de personnel valables  sur le plan du quotient Émotionnel (QE).

Que les SEALS comme toutes les unités de FS aient une « semaine en enfer » c’est normal, c’est l’écrémage. Mais ensuite, certaines pratiques relève du sadisme bête et méchant et beaucoup de candidats potentiels décrochent par ras le bol.

Je veux bien que l’on cherche des sur-hommes pour des missions extra-ordinaires mais il faudrait aussi que la hiérarchie suive……

Si on fabrique des sur-hommes pour les envoyer au casse-pipe en leur expliquant qu’il faut combattre avec « des règles d’engagements » édictés par des ploucs de fonctionnaires assis le cul sur leur chaise au Pentagone, ce n’est pas la peine… « Règles d’engagements » qui font que vous allez au casse-pipe avec une main attachée dans le dos. Ce cas n’est pas propre aux US.

Imaginez que pour prendre NORIEGA au Panama, les SEALS n’avaient pas le droit de faire feu AVANT les Panaméens, qu’ils devaient empêcher l’avion de Noriega de décoller sans abimer la peinture et sans abimer les hangars et les autres avions. Bilan, au moins 4 SEALS morts et x blessés.

C’est quand même un CON au Pentagone qui a eu la brillante idée de lâcher un commando SEALS depuis la porte arrière d’un C130 en pleine mer au ras des vagues avec leur embarcation. Bilan au moins 4 morts voire plus. Invasion de la Grenade.

Détail intéressant : La DELTA FORCE étant amené à réaliser des opérations clandestines : « Nous étions tenu statutairement au port de la tenue civile nous ne portions presque jamais d’uniforme. Pour la présentation, un règlement assoupli nous permettait de porter la barbe et des cheveux plus longs, facilitant l’immersion lors d’opération clandestines. Et après tout, si l’on doit avoir l’allure militaire, il est de toute manière plus aisée de se faire tondre les cheveux en vitesse que d’attendre qu’ils poussent ».

Évocation de deux syndromes dont je n’avais jamais entendu parler :

  1. « Le syndrome de la tour ».
  2. « Le syndrome du massacre de Munich» qui ne touche que les snipers.

Page 146 : On aborde un sujet pour le moins délicat si on se souviens de la prise d’otages de l’aéroport de Marignane en 1994.

Le conducteur du tracteur de piste s’étant fait porter pâle au moment de l’assaut, il a fallut que ce soit un membre du GIGN qui pilote le tracteur de piste et ne manque de renverser tout le monde après avoir fait une embardée. Cela explique pourquoi aussi, le plancher du bas de la passerelle n’étant pas au niveau du bas de la porte, le gendarme n’arrivait pas à ouvrir la porte. NORMAL, quand on a jamais conduit un tracteur de piste.

J’aurai pu mettre la vidéo, mais elle a été TRÈS SOIGNEUSEMENT COUPÉE  et ne commence qu’après le début de l’assaut. 

Sauf que, Marignane c’est en 1994 et la première formation des opérateurs de  la DELTA FORCE remonte à 1970. Unité secrète, déclarée publiquement en 1977.

Déjà en 1970, tous les opérateurs de la DELTA FORCE étaient formés « à conduire les tracteurs de pistes, tracteurs à bagages, à conduire les camions citernes et même à faire le plein des réservoirs » . On en était très loin en France…. ! Qu’en est-il aujourd’hui ????

Cette affaire de Marignane est aussi pour moi une bonne raison pour revenir sur l’équipement du premier gendarme qui entre dans l’avion AVEC UN REVOLVER !!!!! CQFD : 6 coups !!!

Je pensais bien qu’il y avait derrière cela une sous-estimation de la menace. (Les Français sous-estiment les menaces, les Américains sur-estiment les menaces).

Ce n’est que très récemment que j’ai lu l’explication : Le choix du revolver s’était imposé au sein du GIGN : « Parce qu’après avoir essayé toutes les armes, c’était la seule arme à ne pas s’enrayer »!!! SOIT !

C’est bien de vouloir avoir raison avant tout le monde, mais un jour ou l’autre vous vous prenez le mur de la réalité dans la gueule. Un mur en béton vibré comme la fusillade de MIAMI en 1986 : 5 minutes et 145 coups.

Décomposition de ce qu’il s’est passé lors de l’incident de Miami en 1986. Après la fusillade de MIAMI en 1986, le FBI a définitivement enterré les revolvers !!!

« Protocole de tir FBI ». Efficacité des munitions.

En 1980, ils utilisaient déjà des munitions spéciales pour des tirs « au sein d’une foule » ou dans des avions. En France l’abandon des balles FMJ a débuté quand ? qu’on rigole un peu………… FMJ = Full Metal Jacquet = Balle blindée.

J’ai posé la question à ma copine L’IA : Passage progressif des polices aux munitions expansives : À partir surtout des années 1970–1990, beaucoup de services de police occidentaux (à l’exception notable de la France) ont commencé à remplacer les FMJ par des balles expansives ou semi-expansives (hollow point, soft point, etc.).

Cas des États-Unis : Aux États-Unis, la transition s’est faite massivement dans les années 1980–1990, notamment après la fusillade du FBI à Miami en 1986, qui a profondément influencé la doctrine balistique policière.

Cas de la France : En France, la police nationale et la gendarmerie ont longtemps utilisé des munitions plutôt perforantes de type FMJ.
Le basculement vers des balles à expansion contrôlée s’est surtout généralisé autour des années 2000–2010. En 2010, le ministère de l’Intérieur annonçait officiellement l’arrivée de nouvelles munitions à pointe creuse destinées à remplacer les anciennes cartouches jugées trop perforantes.

Polices : Abandon progressif des FMJ surtout entre les années 1980 et 2010 selon les pays. En France, la transition marquante date surtout des années 2000–2010 contre 1970–1990 pour les USA.

Quand vous lisez que 24 ans avant, comme pour les tracteurs de piste, l’arme de poing réglementaire en assaut était le COLT 45….. :

Ce COLT 45 « DELTA ÉLITE » est en fait en 10 mm, Celui de la DELTA FORCE était en 11.43. C’est une arme commémorative. Pour les puristes du blog, les Américains au sujet de la polémique entre 40 S&W et 10 mm auto ont surnommés le 40 S&W = short and weak », soit « 40 S&W =  court et faible ».

CQFD : Le choix du revolver parce qu’il ne s’enraye pas ça ne tiens pas.

Sachant en plus que les DELTA FORCE comme les SEALS et les SAS, sont entrainés à tirer sans prendre de visée !!!! Ils font du TIR instinctif réflexe. Dans une « kill house », assis au milieu des preneurs d’otages, les balles DE VOS COLLÈGUES vous passent à quelques centimètres de la tête.

Vaut-il parler de « tir instinctif » ou mieux, de « tir réflexe » ?

La PNL (Programmation Neuro-linguistique) au service du tir. Tir instinctif ou tir réflexe ? « Drill de chasse »©.

Margaret THATCHER a tenu à faire partie des otages dans la KILLING HOUSE des SAS. Les balles ont sifflées à quelques centimètres de sa tête…. ! Le conseiller assis à côté d’elle s’est effondré de peur et elle lui a répondu sèchement : « Relevez-vous imbécile ! ».

Tir « instinctif » main droite et main gauche. la précision du tireur est centimétrique !!! Collègues oblige !!! COLT 45 et chargeur à rallonge : 3 fois et + la puissance de feu d’un revolver sans recharger…..

Imaginez qu’une partie de l’escouade de la premiére DELTA FORCE était partie en opérations, ceux qui sont restés à Frot Bragg se sont fait copieusement insultés par ce qu’il n’avait tiré Q’UN MILLION de cartouches en deux mois. Ce n’était pas assez !!!

Page 214 : Une règle imposée par les concepteurs de la DELTA FORCE : «Ceux qui vivent l’action sur le terrain, sont ceux qui l’ont organisé ». Idem SAS. Pour la France ????

Contrairement à ce que disent les experts militaires de LCI, la DELTA FORCE n’est pas responsable de l’échec de la mission : DESERT ONE en Iran en 1980.

Page 236 : « Cette commission d’enquête baptisée commission Holloway, du nom de son président, l’amiral en retraite James L.Holloway, s’acquitta fort bien de sa mission première : à savoir protéger les amiraux d’active qui avaient insisté pour que les hélicoptères engagés fusent ceux de la Navy et faire en sorte qu’il n’y ait aucune poursuite, même s’il était patent que ces appareils de la Navy n’était absolument pas en ordre de marche ».

Le point positif fut la création du JSOC en 1980. Pour avoir une structure similaire en France, il faudra encore attendre 1992 et la fin de la première guerre du Golfe pour s’apercevoir (une fois qu’on a le nez dans la Merde) qu’il faut créer un COS. Commandement des Opérations Spéciales. Un JSOC à la Française mais plus de 10 ans après les Américains…..

Page 252 et 253 : Rond de cuir de tous pays unissez-vous : Concernant la protection de l’ambassade des USA à Beyrouth selon le Département de la Défense : « Une ambassade des États-Unis doit avoir un aspect ouvert et convivial propre à traduire l’esprit d’ouverture et la tolérance de la société américaine »Bilan : 64 morts et xxx blessés.

Pages 284 et suivantes : Il y avait bien des prisonniers américains au VIETNAM en 1981, ILS ONT ÉTÉ ABANDONNES À LEUR SORT PAR LEURS PROPRES POLITICIENS !!!

Page 346 : « Le Génie US creuse des puits de grandes capacités au Honduras  et les scellent pour que les autochtones -qui manquent d’eau- ne puissent pas s’en servir ». Cela n’empêchera pas un journaliste Franco-américain de LCI de nous rabâcher que « l’Amérique est une démocratie »…..

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