
Commentaires après avoir lu le livre
Ce livre se démarque fortement de celui consacré aux SF de la DELTA FORCE, il est plus dense, plus opérationnel, plus vivant, plus émouvant aussi. J’y est découvert aussi des choses très dérangeantes pour certaines forces de la « coalition » qu’elles soient en Somalie ou en Afghanistan beaucoup plus tard.
La formation de sniper à la prestigieuse école des Marines est très intéressante. Beaucoup d’astuces.
Revenons en à l’essence même du livre pour le moment :
Les mythiques « règles d’engagement » édictées par ce que j’appelle des : « bureaucrates-étoilés de l’école de guerre »
- D’abord, encore et toujours, ces fameuses « règles d’engagements » décrites dans le livre cité précédemment, édictées par des bureaucrates et qui voudrait légiférer la guerre de la façon la plus propre possible sans mettre les mains dans la MERDE et surtout sans avoir joué sa peau au combat. Ces « »bureaucrates-étoilés de l’école de guerre » sont plus dangereux que les Talibans, Somaliens ou autres terroristes, qui pour la plupart d’entre eux sont les victimes d’une sur-infection de la pauvreté.
- Quelques exemples :
- « ……Tout ce qu’un hostile avait à faire était de tirer quelques cartouches sur un hélico ou un Humvee, puis se dissimuler dans un bâtiment et planquer son arme. Même s’il réapparaissait, à partir du moment où il n’était plus armé, il n’était plus considéré comme un ennemi.Tout cela se passait très vite. ».
- « …..Lors de notre premier vol à bord d’un hélico de la force d’action rapide, Casanova et moi fûmes surpris par leurs règles d’engagement. Elle ne les autorisait pas à armer leur fusil, du moins jusqu’à que l’ennemi leur tire dessus. En zone de guerre, les règles de la force d’action rapide deviennent ridicule ».
- Ce qui me fascine dans tous ces livres, principalement US, mais est ce que ce n’est pas les mêmes dérives dans toutes les armées du monde ? : D’un côté vous avez des guerriers sur-entrainés à qui on demandent tous les sacrifices et de l’autre côté vous avez des « bureaucrates-étoilés de l’école de guerre » qui envoient ces mêmes guerriers au casse-pipe avec un bandeau sur les yeux.
- 1983. Invasion de la GRENADE :
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« …..Les renseignements récoltés étaient épars et insuffisant.
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La mission fut planifiée sans tenir compte de l’heure du coucher du soleil.
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Ce qui aurait dû être largage de jour se termina en un largage de nuit sans pleine lune.
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Personne n’informa les gars du TEAM SIX de la houle et des vagues d’une hauteur de 3 mètres, des vents forts et de la pluie tropicale.
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Les pilotes de l’armée de l’Air américaine n’avaient aucune expérience des largages de parachutistes au-dessus de l’eau.
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Le deuxième appareil largua les SEALS au mauvais endroit, très loin de leurs objectifs. »
- Bilan : 4 morts chez les SEALS. Bilan chez les bureaucrates étoilés : « Responsable mais pas coupable ».
Pour vous donner une idée du volume de cartouches de 9mm que les SEALS tirent : « ….Le TEAM SIX dépense plus d’argent en munitions que le corps des Marines entier pour toutes les armes de différents calibres qu’ils utilisent. »
– Une faute gravissime du commandement Américain, lors de la premiére guerre du Golfe –
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« …..Les SEALS s’était spécialement entraînés pour protéger les puits de pétrole koweïtiens, mes Schwarzkopf ne se servit pas de nous.
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Il favorisait clairement les unités conventionnelles au détriment des forces spéciales américaines telles que les SEALS ou les DELTA.
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Par la suite les troupes de Saddam Hussein entamèrent une politique de terre brûlée détruisant tout ce qu’elle pouvaient, mettant le feu a plus de 600 puits de pétrole.
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Éteindre ses feux coûta 1500 milliards de dollars.
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Nombreux étaient les gars au sein des TEAMS qui pensaient que nous aurions pu éliminer beaucoup de ces foutus Irakiens afin avant qu’il n’ait atteint les 600 Puits de pétrole, allégeant ainsi les souffrances de quantité de gens ».
- Comme pour le livre sur la DELTA FORCE, le sadisme bête et méchant de CERTAINS instructeurs coutent à mon humble avis très cher au contribuable qui paye la formation SEALS : « …..Notre section toucha si vite les instructeurs qu’il n’avaient même pas eu le temps de mettre leur M60 en batterie. ils n’étaient pas content. Les instructeurs modifièrent notre route d’exfiltration et nous firent repasser par un champ de cactus avec comme justification : « Désolé nous avons dû vous envoyer dans une autre direction, la route d’exfiltration était compromise ».
- C’est ce que je regrette dans tous ces comportements pervers, au sens propre du terme, c’est que la sélection pour ce genre d’unité se fait non pas sur la résistance au stress et la résistance physique mais sur la résistance au sadisme des instructeurs et ça c’est un problème parce qu’on est élimine un tas de gens à fort potentiel. C’est d’autant plus discriminant que les officiers se « contentent » entre guillemets de faire uniquement la« semaine en enfer »et n’ont pas droit aux autres traitements, posts et antérieurs à la« semaine en enfer ».
- Avec comme effet collatéral ET PERVERS, c’est que comme pour la sélection des DELTA FORCE, certains hommes réussissent la « semaine en enfer », juste pour se prouver qu’ils avaient le niveau mais abandonne juste après parce qu’ils n’ont pas envie d’être traité comme de la MERDE !!!
L’auteur nous livre des astuces de camouflage : « Un pantalon au camouflage jungle pour le bas et une veste désert pour le haut conviennent tout à fait ».
– Où l’on reparle -encore et encore- du calibre 5.56 par rapport au 7.62 –
- Où l’on reparle d’un probléme connu et débattu depuis plus d’un siècle et qui décrit dans de nombreux articles et livres sur ce site : La sur-pénétration du 5.56 : Calibres : 5.56 mm vs 7.62 mm vs 6.8 mm = Futur standard OTAN ? : « …..En réalité, le projectile traverse le corps si rapidement que parfois les gens ne se rendent même pas compte qu’ils ont été touchés, comme j’en fût le témoin plus tard en Somalie à plusieurs reprises avec les balles de calibre en 223 ».
- Ce probléme a été identifié par les militaires dés la fin des années 1800 (!!!!) et ceux qui sont sur le terrain ont été amenés à modifier leurs cartouches qui allaient porter le nom de la ville-arsenal Anglaise à l’époque en Inde : DUM DUM.
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« ………Je réalisais alors que dans un environnement urbain, c’était une bonne chose d’avoir un fusil semi automatique de calibre 308 pour des distances de 200 à 400 m. Nos CAR-15 [NDR. 5.56] n’était efficace que jusqu’à 200 m.
Lorsque nous passons au tir à 500 m puis 700 m, ce fut autour des SAS Australiens de regretter l’absence de fusils à verrou dans leur arsenal. Leurs semi-automatiques perdaient de la précision à longue portée tandis que nos armes étaient parfaitement adaptées ».
Nous sommes en 1983, les « bureaucrates-étoilés de l’école de guerre » qui enverront les soldats au casse-pipe en Afghanistan 18 ans après recevront des rapports des Forces Spéciales leur indiquant qu’ils ont pris à partie dan la zone des 400 mètres sans pouvoir répliquer.
Où l’on reparle de « la chute du Faucon noir ».
……. »De l’avis de tous dans le hangar, le commandement de la force d’action rapide ne possédait pas l’efficacité nécessaire pour faire correctement son travail, et faisait montre de trop de fierté pour nous laisser les aider. L’équipe de recherche et de sauvetage de la force d’action rapide arriva sur le terrain deux heures plus tard. Un délai totalement inacceptable. Non seulement la force d’action rapide avait laissé le pilote et le pilote dans une situation très risquée, mais elle avait en plus mis en danger les forces pakistanaises et celle des Émirats Arabes Unis qui les protégeaient au sol. Pour ce sauvetage, la force d’action rapide à réagi avec la lenteur d’un escargot. Si Casanova et moi avion été à bord de cet appareil, nous les aurions probablement sauvés ».
« ……La cérémonie funéraire dédiée à la mémoire des trois hommes qui moururent dans l’hélico de la force d’action rapide se fit dans le hangar de la 10e division de montagne. Nous y étions et « Condor » aussi. Après la cérémonie il me déclara : « Nous avons beaucoup de cible, mais les feux rouges des militaires nous interdisent de les toucher ».
« ……Avant la bataille de Mogadiscio, le soutien de l’administration Clinton pour nos troupes c’était dégonflé comme un soufflet. Ils s’étaient opposés à l’envoi en Somalie de blindée de transport d’infanterie M2 Bradley, de chars M-1 Abrams et d’AC-130 Spectre. Pour le clan Clinton, il était nettement préférable de maintenir certaines des décisions politiques plutôt que de garder active certaines des meilleures unités américaines. ……..Malgré nos gains, le président Clinton considéra nos sacrifices comme étant des pertes. Nous aurions été capable de finir le travail de déboulonnage d’AIDID et nous voulions finir le travail et d’apporter de la nourriture aux Somaliens, mais Clinton préféra tourner les talons et partir en courant ».
Où l’on re-parle du comportement des Italiens, MAIS 15 ANS AVANT UZBEEN








