Pascal Boniface est Directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et enseignant à l’Institut d’études européennes de l’Université de Paris 8.
Pascal Boniface dirige également La revue internationale et stratégique (parution trimestrielle depuis 1991) et L’Année stratégique (parution annuelle depuis 1985).
Je n’ai pas lu le livre, mais j’ai écouté l’interview de l’auteur sur FRANCE INFO.
« Certains estiment qu’il n’est pas permis de critiquer Israël même si elle occupe illégalement les territoires palestiniens, même si les palestiniens sont maintenus dans des banthoustans irrespirables comme Gaza, sans aucune citoyenneté. Comment trouver une solution juste à un conflit dont par avance, on estime, que l’une des parties, la plus puissante, celle qui tient les cartes en main, qui possède les armes de destruction massives, n’est pas critiquable »
Et à voir les commentaires, on peut se poser la question à l’infini : « Est-il permis d’écrire un livre qui s’interroge : Est-il permis de critiquer Israël ? » etc, etc… »
LARTEGUY : « Les murailles d’Israël »
Pour mieux comprendre le retard dans la gestion des ressources humaines et les difficultés que nos armées d’aujourd’hui peuvent avoir à recruter et surtout à CONSERVER leurs personnels, il faut avoir lu « Les murailles d’Israël » de Lartéguy, livre qui date de……1972 et qui démontrait déjà à l’époque comment il faudrait structurer nos armées… aujourd’hui !
A la lecture de ce livre on mesure l’espace intergalactique, cosmique, qui sépare l’école de guerre à l’Israélienne et l’école de guerre à la Française. Affligeant !
Quelques exemples à mettre en parallèle avec le livre :
Livre : Le complexe de l’autruche : Pour en finir avec les défaites françaises 1870-1914-1940…
- Morceaux choisis : « Le soldat Israélien aime connaitre le pourquoi et le comment des ordres. C’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles à tout moment il est capable de remplacer au combat son officier ou son sous-officier ».
- « Quelle étrange armée que celle-là, à la fois disciplinée et sans discipline, mal accoutrée et si bien entrainée. Les soldats sont toujours prêtes à discuter les ordres, mais se font tuer jusqu’au dernier pour les exécuter ».
- « L’armée Israélienne n’a aucun règlement, on s’y débrouille au jour le jour avec les problèmes qui se posent. Elle en suit les théorises d’aucune école de guerre., française, anglaise ou américaine. Elle n’est ni pour Clausewitch, ni pour Guderain, mais prend tout ce qui lui semble bon.
- Elle gagne toutes les guerres parce qu’elle ne peut en perdre aucune, avec du matériel périmé, ayant vingt ans de plus que celui de l’adversaire, ce qui prouve que l’homme, même dans la guerre, reste supérieur à la machine.
- Colonels ou simples soldat, tous mangent à la même table, la même nourriture.
- « Tsahal est une armée égalitaire, celle d’un pays sans classe, fortement marqué par l’esprit du kibboutz, dans lequel chacun est élu à chaque poste par l’assemblée générale des membres. Il en est de même pour le jeune officier. Après quatre semaines on fait remplir à toutes les recrues un questionnaire dans lequel on leur demande : « Lesquels parmi les camarades qui t’entourent voudrais-tu comme officiers… comme sous-officiers …? ».
- Je note ce passage lumineux page 103 et 104 de l’édition reliée cuir, cette analyse foudroyante sur l’ambivalence -aujourd’hui- des monarchies Arabes du Golfe :









