Livres :  » Est-il permis de critiquer Israël ? » – « Les murailles d’Israël »

Pascal Boniface est Directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et enseignant à l’Institut d’études européennes de l’Université de Paris 8.

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Pascal Boniface dirige également La revue internationale et stratégique (parution trimestrielle depuis 1991) et L’Année stratégique (parution annuelle depuis 1985).

Je n’ai pas lu le livre, mais j’ai écouté l’interview de l’auteur sur FRANCE INFO.

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« Qu’a donc fait Pascal Boniface, directeur de l’IRIS et spécialiste des relations internationales, pour qu’une campagne médiatique le diabolise, et être traité d’antisémite ? tout simplement expliqué dans son ouvrage que critiquer la politique d’Ariel Sharon ne revenait pas à détester Israël ou être antisémite. Il est d’ailleurs un ami d’Israël. Il affirme qu’il y a désormais un dérapage dangereux qui tend à importer le conflit israélo-palestinien en France, et que de nos jours, il est devenu impossible de critiquer Israël, sous peine d’être taxé d’antisémitisme. Ce qui est vrai. Il faut préciser d’ailleurs qu’être antisioniste ne signifie pas être antisémite. Boniface n’est ni l’un ni l’autre. Les propos de son livre considéré politiquement incorrect, sont courageux et pertinents. Ceux qui sont contre la dictature de la pensée et le terrorisme intellectuel devraient le lire ».
« On peut se demander pourquoi le conflit israélo-palestinien est si compliqué. Comment se fait-il que l’énergie déployée par les plus puissants de ce monde pour le résoudre se révèle inefficace? Pourquoi il est si difficile d’imposer à deux petits peuples de 6 millions et 3 millions d’habitants, ce qui a été imposé en ex-Yougoslavie et ailleurs : une paix et des frontières? Des éléments de réponse sont dans le livre de Monsieur Boniface ».

« Certains estiment qu’il n’est pas permis de critiquer Israël même si elle occupe illégalement les territoires palestiniens, même si les palestiniens sont maintenus dans des banthoustans irrespirables comme Gaza, sans aucune citoyenneté. Comment trouver une solution juste à un conflit dont par avance, on estime, que l’une des parties, la plus puissante, celle qui tient les cartes en main, qui possède les armes de destruction massives, n’est pas critiquable »

J’ai trouvé ce livre très utile pour comprendre la façon dont certains intellectuels français proches des thèses de Sharon orientent le débat de façon à culpabiliser leurs contradicteurs sur la question épineuse du conflit proche-oriental. Il fallait un livre avec la question posée dans le titre pour lever ce tabou du traitement du conflit israélo-palestinien.
Et à voir les commentaires, on peut se poser la question à l’infini : « Est-il permis d’écrire un livre qui s’interroge : Est-il permis de critiquer Israël ? » etc, etc… »
Mai 2025. Je re-découvre ce livre de Jean Lartéguy

  LARTEGUY : « Les murailles d’Israël »

Pour mieux comprendre le retard dans la gestion des ressources humaines et les difficultés que nos armées d’aujourd’hui peuvent avoir à recruter et surtout à CONSERVER leurs personnels, il faut avoir lu « Les murailles d’Israël » de Lartéguy, livre qui date de……1972 et qui démontrait déjà à l’époque comment il faudrait structurer nos armées… aujourd’hui !

A la lecture de ce livre on mesure l’espace intergalactique, cosmique, qui sépare l’école de guerre à l’Israélienne et l’école de guerre à la Française. Affligeant !

Quelques exemples à mettre en parallèle avec le livre :

Livre : Le complexe de l’autruche : Pour en finir avec les défaites françaises 1870-1914-1940…

  • Morceaux choisis : « Le soldat Israélien aime connaitre le pourquoi et le comment des ordres. C’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles à tout moment il est capable de remplacer au combat son officier ou son sous-officier ».
  • « Quelle étrange armée que celle-là, à la fois disciplinée et sans discipline, mal accoutrée et si bien entrainée. Les soldats sont toujours prêtes à discuter les ordres, mais se font tuer jusqu’au dernier pour les exécuter ».
  • « L’armée Israélienne n’a aucun règlement, on s’y débrouille au jour le jour avec les problèmes qui se posent. Elle en suit les théorises d’aucune école de guerre., française, anglaise ou américaine. Elle n’est ni pour Clausewitch, ni pour Guderain, mais prend tout ce qui lui semble bon.
  • Elle gagne toutes les guerres parce qu’elle ne peut en perdre aucune, avec du matériel périmé, ayant vingt ans de plus que celui de l’adversaire, ce qui prouve que l’homme, même dans la guerre, reste supérieur à la machine.
  • Colonels ou simples soldat, tous mangent à la même table, la même nourriture.
  • « Tsahal est une armée égalitaire, celle d’un  pays sans classe, fortement marqué par l’esprit du kibboutz, dans lequel chacun est élu à chaque poste par l’assemblée générale des membres. Il en est de même pour le jeune officier. Après quatre semaines on fait remplir à toutes les recrues un questionnaire dans lequel on leur demande : « Lesquels parmi les camarades qui t’entourent voudrais-tu comme officiers… comme sous-officiers …? ».
  • Je note ce passage lumineux page 103 et 104 de l’édition reliée cuir, cette analyse foudroyante sur l’ambivalence -aujourd’hui- des monarchies Arabes du Golfe :

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