
« Avec ou sans arme, par la chasse, je fais retour à mes sources nécessaires : la forêt enchantée, le silence, le mystère du sang sauvage, l’ancien compagnonnage clanique. À mes yeux, la chasse n’est pas un sport. C’est un rituel nécessaire où chacun, prédateur ou proie, joue la partition que lui impose sa nature. Avec l’enfantement, la mort et les semailles, je crois que la chasse, si elle est vécue dans les règles, est le dernier rite primordial à échapper partiellement aux défigurations et manipulations de la modernité rationnelle et scientifique« . Dominique Venner.
Dominique Venner, grand spécialiste de l’histoire de la chasse et de la vénerie, inaugure la collection des « Dictionnaire Amoureux » en nous invitant, avec sincérité et ludisme, à partager sa passion.
Dominique Venner dévoile ici les secrets d’une passion ancestrale que partagent plusieurs centaines de milliers de chasseurs. Au gré de sa fantaisie, il a dispersé de la lettre A à la lettre Z récits, souvenirs et réflexions. Le livre, qui va bien au-delà d’un simple dictionnaire, n’en contient pas moins pourtant de nombreuses définitions utiles sur le gibier, les armes, les chiens, ainsi que les termes de chasse et de vénerie. Cet ouvrage sans équivalent couvre l’historique des mythes et des légendes qui ont toujours escorté la chasse. On y trouve surtout les traces d’une longue initiation passant par la vénerie française et par les chasses, grandes ou petites, de toute la planète.
L’un des meilleurs livres récents sur la chasse. Une suite de récits, de souvenirs et de réflexions qui font vivre la passion et l’art de vivre des vrais chasseurs, amoureux de la nature : la vénerie, saint Hubert, la chasse en Europe, l’Afrique, la fauconnerie, les armes, etc.
Historien d’un grande culture, Dominique Venner (1935-2013) a publié des ouvrages sur les armes et l’art cynégétique
Dans votre Dictionnaire amoureux de la chasse (Plon, 2000), vous dévoilez les secrets d’une passion fort ancienne et vous décrivez à mots couverts les secrets d’une initiation. Que vous ont apporté ces heures de traques, en quoi vous ont-elles transformé, voire transfiguré ?
« Malgré son titre, ce Dictionnaire amoureux n’a rien d’un dictionnaire. Je l’ai conçu comme un chant panthéiste dont la chasse est le prétexte. Je dois à celle-ci mes plus beaux souvenirs d’enfance. Je lui dois aussi d’avoir pu survivre moralement et de m’être rééquilibré dans les périodes de désespoir affreux qui ont suivi l’effondrement de mes espérances juvéniles. Avec ou sans arme, par la chasse, je fais retour à mes sources nécessaires : la forêt enchantée, le silence, le mystère du sang sauvage, l’ancien compagnonnage clanique. A mes yeux, la chasse n’est pas un sport. C’est un rituel nécessaire où chacun, prédateur ou proie, joue la partition que lui impose sa nature. Avec l’enfantement, la mort et les semailles, je crois que la chasse, si elle est vécue dans les règles, est le dernier rite primordial à échapper partiellement aux défigurations et manipulations mortelles de la modernité ».
Pouvez-vous conseiller quelques grands romans de chasse toujours disponibles ?
« Je pense d’emblée aux Veillées de Saint-Hubert du marquis de Foudras, recueil de nouvelles qui vient d’être réédité par Pygmalion. Foudras était un merveilleux conteur, comme son compatriote et successeur Henri Vincenot — dont il faut lire naturellement La Billebaude. Il était à l’univers des châteaux et de l’ancienne vénerie ce que Vincenot est à celui des chaumières et de la braconne. Parmi les grands romans qui font accéder aux mystères de la chasse, je place très haut Le Guetteur d’ombres de Pierre Moinot, qui va au-delà du récit littéraire bien ficelé. Dans l’abondante production de Paul Vialar, rendu célèbre par La grande Meute, j’ai un faible pour La Croule, nom qui désigne le chant nuptial de la bécasse. C’est un joli roman assez rapide dont le héros est une jeune femme comme on aimerait en rencontrer de temps en temps, et que possède la passion du domaine ancestral. Je suggère aussi de lire La Forêt perdue, bref et magnifique roman médiéval dans lequel Maurice Genevoix fait revivre l’esprit de la mythologie celtique à travers la poursuite impossible d’un grand cerf invulnérable par un veneur acharné, en qui l’on découvre une jeune et intrépide cavalière à l’âme pure ».
Dominique Venner, un chasseur européen. « Du jeune officier du djébel à l’homme mur, chasseur passionné, il a toujours veillé à ce que sa vie soit équitablement partagée entre l’action et la réflexion. Ce fut un honnête homme du XXème siècle ».
Commentaires
Dès les premières lignes on est embarqué dans un Français tellement ciselé que s’en est à lui tout seul une œuvre d’art. J’ai lu plusieurs milliers de livres dans ma vie, je n’ai encore jamais vu un phrasé comme celui de Dominique Venner.
Ceci étant dit, je m’attache plus aux histoires de calibres, munitions et balistique lésionnelle. Comme disait le regretté René Cousinier : « Poésie, poésie…..! « À m’en donné ! » nature finit parler….. ».
« Dominique Venner Encyclopédiste de l’arme ».
Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir dans ce livre, dés les premières pages, un passage fort important que j’ai ajouté à mon article : « Carabine à verrou : Sécurité à l’Africaine » : « Mai 2025 :Dans ce livre écrit dans un Français qu’on ne reverra sans doute jamais et que je n’ai vu nulle part ailleurs, Dominique Venner écrit lors d’une chasse au buffle en Afrique : « …..Puis je glissais trois longues cartouches dans le magasin de ma Sako. [NDR.SAKO SAFARI 375 HH Magnum]. J’en introduisis une quatrième dans la chambre, et refermais la culasse en appuyant sur la détente pour désarmer le percuteur. Je pouvais ainsi porter l’arme chargée en toute sécurité. En cas d’urgence, relever et rabattre prestement le levier pour réarmer prendrait moins d’une seconde. C’était efficace et rapide. Je ferai en sorte que la manœuvre reste silencieuse ».
J’avais posé le livre depuis Mai 2025, ayant peu d’attrait pour ce qui ne rentrait pas dans mes centres d’intérêts. Puis, en le reprenant, je suis tombé sur le chapitre : « Safaris du temps passé ». Alors là….. je me suis régalé !
Ces premiers mots sont pour une femme exceptionnelle dans ce milieu très masculin : Karen BLIXEN. Dominique Venner recommande la lecture de ses livres :
La ferme africaine : « Quand le souffle passait en sifflant au-dessus de ma tête, c’était le vent dans les grands arbres de la forêt, et non la pluie. Quand il rasait le sol, c’était le vent dans les buissons et les hautes herbes, mais ce n’était pas la pluie. Quand il bruissait et chuintait à hauteur d’homme, c’était le vent dans les champs de maïs. Il possédait si bien les sonorités de la pluie que l’on se faisait abuser sans cesse, cependant, on l’écoutait avec un plaisir certain, comme si un spectacle tant attendu apparaissait enfin sur la scène. Et ce n’était toujours pas la pluie.Mais lorsque la terre répondait à l’unisson d’un rugissement profond, luxuriant et croissant, lorsque le monde entier chantait autour de moi dans toutes les directions, au-dessus et au-dessous de moi, alors c’était bien la pluie. C’était comme de retrouver la mer après en avoir été longtemps privé, comme l’étreinte d’un amant. » Le travail d’Alain Gnaedig, un des plus éminents traducteurs des langues scandinaves, mais aussi l’auteur d’une nouvelle traduction de Dickens, rend enfin tout son éclat à la prose de Karen Blixen, en proposant au lecteur français une traduction fidèle de l’original danois de La ferme africaine, un des titres les plus populaires de la littérature du XXᵉ.
Karen Blixen, un dilemme personnel irrésolu : Éditeur et ami de la nouvelliste danoise Karen Blixen, Ole Wivel révèle dans cet ouvrage illustré le parcours littéraire et biographique de celle qui fut incarnée par Meryl Streep dans le merveilleux film de Sydney Pollack : Out of Africa.
Lettres d’Afrique: (1914-1931). «Ce que je désire de tout mon être c’est la vie, et ce que je redoute et devant quoi je fuis c’est le vide et l’anéantissement, – et que croit-on que soit la mort ? J’ai terriblement envie de vivre, je suis terriblement contrariée à l’idée de mourir.» Ces lettres d’Afrique, envoyées entre 1914 et 1931, révèlent la personnalité d’une aristocrate aux prises avec une vie à laquelle elle n’avait nullement été préparée et qui prend au sérieux, et même au tragique, une entreprise purement commerciale à l’origine. Un gouffre se creuse peu à peu entre cette femme et son entourage, une catastrophe ultime met ses jours en péril ; il devient alors urgent de préserver un sens à son existence, au-delà des mers et du désespoir. Cette correspondance, à la fois journal intime et gazette, constitue également un document de première importance sur la vie d’une communauté blanche en terre «coloniale» à l’aube du XXᵉ siècle.
Karen BLIXTEN qui était vraisemblablement une anti-chasse écrit ceci peu après son arrivée en Afrique : « ….Je fais sincèrement amende honorable envers les chasseurs dont je ne comprenais pas l’enthousiasme. Il n’y a rien au monde qui puisse être comparé à la chasse ».
Lire page 383 et 384 le talent descriptif de Karen BLIXEN.
Où l’on parle MATOS…!!!
Et quand je dis MATOS, c’est MATOS ! Toujours dans ce chapitre : « Safari du temps passé » Dominique VENNER nous parle des fusils employés en 1870 et avant : « Arme de 6 à 7 kg de calibre 4 (22.7mm) !!!!! Balle ronde en plomb de 110 grammes, expédiée par une charge de poudre noire de 25 à 36 grammes ».
« C’était du brutal…!!!
. »……Le recul le jetait chaque fois au sol. »
« Il fallait qu’un indigène lui masse le bras après chaque tir pour qu’il puisse fonctionner à nouveau. »
« La fumée de la poudre noire provoquait un nuage rendant impossible de distinguer l’animal. »
« Un BOER d’une taille colossale fut tué, écrasé par le recul de son arme après s’être adossé à un arbre. Cage thoracique enfoncée !!! »
Page 378 et suivantes : En 1845, un chasseur partait pour Ceyland avec « quatre fusils doubles », comprendre « Express » parce qu’ils n’avaient pas le temps de recharger. Sous réserve que les porte-fusils indigènes ne s’enfuient pas au moment où le buffle charge…
Où l’on apprend d’où vient la désignation « EXPRESS »
Le terme « Express » fut repris vers 1880, par les cartouches ELEY et KINOCH, pour l’appellation de balles qu’elles destinaient à l’Afrique.
Les cartouches fabriquées par ELEY et KINOCH pour l’Afrique étaient au même niveau de qualité que les Express britanniques. Elles étaient fournies dans des boîtes soudées en zinc en raison de 10 par boîte.
Dominique Venner nous parle ensuite du passage au 577 puis au 577 NITRO EXPRESS qui selon un chasseur à l’éléphant « ….donnait une poussée rassurante ». Tu m’étonnes !!!!!
L’armement et le tableau de Théodore ROOSEVELT en 1908 : 17 lions, 3 léopards, 11 éléphants,20 rhinocéros, 8 hippopotames, 10 buffles, 3 élans de Derby, etc. En tout, 518 animaux répertoriés.
Armement : Carabine américaine SPRINGFIELD 1903 en calibre 30-06, WINCHESTER 95 à levier de sous-garde, en 405, enfin un express Holland & Holland en 500 et une 450 offerte par des admirateurs anglais.
Où l’on découvre l’origine du nom : « SELOUS SCOUTS »
Page 384 et suivantes, je découvre Frederick C. SELOU dont le nom me fait immédiatement penser aux « SELOUS SCOUTS », dénommés beaucoup plus tard : « Rhodesian Forces » dont il se dit, mais vous savez ce que sont les mauvaises langues….. donc il se dit que ce sont les « SELOUS SCOUTS » qui avaient (choisis et sécurisés la DZ (Droping Zone) lors du « saut de guerre » (150 m maxi) de la Légion à KOLWEZI. Les parachutes Français n’étant pas compatibles avec les avions Américains, il a fallu trafiquer l’ouverture automatique avec du fil de fer…
Livre : D’une guerre à l’autre : de la Côte d’Ivoire à l’Afghanistan avec le 2e RIMa.
« Je rappelle que lorsque la Légion effectua un « saut de guerre » (150 mètres du sol ! Ventral inutile !) sur KOLWESI en 1978, la première chose qu’ils firent en arrivant au sol, c’est d’assommer gentiment les troupes loyalistes pour leur piquer les FAL Belge en 7.62 avant d’aller s’occuper des autres, en lieu et place de leur pétoire MAT 49 dont la portée réelle en précision ne dépassait pas quelques dizaines de mètres et en portée pratique : 100 mètres. Mais avec quel « arrosage » ! »
Notez la pédale de sécurité qui neutralise l’arme. Comme quoi GLOCK n’a fait qu’améliorer le système en l’intégrant à la queue de détente.
On pourrait remplir plusieurs pages sur l’inutilité du 5.56. Quand le gars en face sait que votre arme a une portée inférieure à la sienne (7.62), il commence à vous allumer à 400 mètres et plus ! Et vous que faites vous ? Rien parce que vous ne pouvez rien faire avec votre calibre obsolète doublé d’un FAMAS lui aussi obsolète, très fragile ! Ne parlons même pas des munitions fabriquées hors de France et qui usent prématurément les canons… !
Les nhà quê (paysans) Viet-namiens n’avaient pas fait d’école de guerre pourtant ils l’ont reproduit dans un calibre plus efficace : le 7.62 Tokarev.
Quand les légionnaire arrivèrent au sol, la première chose qu’ils firent c’est « d’échanger » leur pétoire MAT 49 contre des FAL Belge, au besoin en « étourdissant » les forces alliées…
Ce qui donne cette couverture extraordinaire où l’on voit un légionnaire faisant un bond en avant muni d’un FAL Belge en…… 7×62 et un autre muni de sa pétoire MAT 49 en 9mm Parabellum…
Les Selous Scouts : comment le Mozambique lutte contre le terrorisme islamiste.
Effectivement, il arrive à Wikipédia de ne pas dire que des bêtises : « Les Selous Scouts furent un régiment très particulier, unité spéciale de la Rhodesian Army fondée en 1973 et dissoute en 1980. Le nom est celui de Frederick Courtney Selous (1851-1917), chasseur, explorateur, aventurier célèbre en Afrique australe ».
Au sujet du 416 RIGBY dont je parle dans cet article : « Chasse en Afrique : Conseils pratiques. 375 HH Magnum, 9.3×62, 9.3×74 ».
« ……..Un mot sur le 416 Rigby qui semble être la limite haute de ce qu’il est possible d’encaisser pour un être humain normal. J’ai la chance de chasser avec un ancien guide professionnel (11 ans de chasse) qui récuse totalement les calibres du style 500 NITRO EXPRESS, leur préférant le 375 HH avec lequel il a abattu un éléphant sur place, d’une balle (très bien placée) en plein cœur. Défenses plantées dans le sol, il a fallut dépecer la bête sur place pour pouvoir les récupérer. »
Dominique VENNER dit au sujet du 416 RIGBY : « Elle est toujours considérée comme l’une des plus efficaces et des plus sûres cartouche de carabines à répétition pour les grands animaux dangereux, même depuis la création après la Seconde Guerre Mondiale de nouvelles munitions à grande puissance par ROY WEATHERBY et plus tard par Arthur B. Alphin ». Arthur B. Alphin bien connut sur ce site puisqu’on lui doit l’expression: « Dieu est toujours du côté des balles lourdes ».
Dominique VENNER nous parle ensuite du 375 HH Magnum. Un passage qui m’a fort amusé et qui parle d’un chasseur : WALTER BELL « KARAMOJO », « qui tua dans sa carrière, 1011 éléphants avec une 7mm Mauser » « dont beaucoup ne voudraient même pas pour le chevreuil » mais avec une technique spéciale que je vous laisse découvrir en lisant ce chapitre. Ce qui est amusant, c’est que c’est moi qui est introduit le 375 HH Magnum dans la battue en France, Hé oui c’est moi !!!
On m’a reproché d’être fou, que tirer un chevreuil au 375 HH c’était une hérésie, en oubliant que je pouvais l’instant d’avant ou après tirer une biche ou un cerf de 220 kg comme cela a été souvent le cas. Le cerf pas les 220 kg…!!!
Alors, savoir qu’il a existé un chasseur qui a tué 1011 éléphants qui tirait ce dernier avec un « calibre à chevreuil », c’est un joli pied de nez à tous mes détracteurs….!!!
375 HH Magnum : Un excellent calibre de battue. CZ 550 Magnum. 9.3×64 et 9.3×66.
Jusqu’à que JOËL SERRE sonne la fin de la récréation et écrive : « Le 375 HH Magnum peut être utilisé pour le tir de chasse de tous les animaux, du chevreuil à l’éléphant ».
« Le chasseur de sanglier ». 2013. Article de Joël SERRE sur le 375 HH Magnum.
Lire, sous la plume de Dominique VENNER, qu’en 1900, ce fameux BELL, avait tué dans sa carrière 1011 éléphants avec un « calibre à chevreuil » c’est une belle revanche pour moi. Ce fameux BELL est d’une espèce dinosaurienne disparue : « ….Walther BELL était arrivé en Afrique à 14 ans. Il calcula que, durant ses chasses il avait parcouru en brousse, presque 100.000 kilomètres ».
Cette citation de bon sens qui devrait trôner dans tous les livres de chasse : John A. Hunter : « Telle carabine de petit calibre, suffisante pour tuer un animal dangereux, ne doit pas être considérée comme assez puissante pour arrêter le même animal CHARGEANT« .
Pour finir, cette histoire, DENKEL, un chasseur passionné, fou, « qui pouvait se passer des pisteurs ». et « qui tirait les éléphants dans la forêt tropicale à ……5 mètres avec une Mauser 8×57″. « Mais 5 mètres c’était encore trop… Il est donc passé à la sagaie empoisonnée ». Je vous laisse découvrir la suite.
Femmes ou Hommes de ces temps « anciens », QUEL TEMPÉRAMENT !!!!!!!!!!!
Qui est Dominique VENNER ?
Si vous voulez démontrer ce qu’est la PUISSANCE ÉVOCATRICE d’un texte, lisez ceci à voix haute : « Dans les derniers jours de la bataille de Diên-Biên-Phu, alors que tout était perdu, 1.520 volontaires dont 680 non-parachutistes se présentèrent pour sauter dans la fournaise. Parmi eux, des plantons et des secrétaires. Pourquoi ont-ils fait cela ? Pour les copains, par enthousiasme sacrificiel, par une sorte d’espérance tragique. Dans les heures noires comme dans les autres, souvenez-vous de ceux-là. Ils incitent à se tenir debout ».
« Les Européens de notre temps sont d’abords victimes de ces maladies de l’âme qui ont le pouvoir de détruire les nations et les empires.”
« Nous vivons à l’époque des zoologistes. On veut à toute force vous classer dans une catégorie répertoriée. Vieux procédé de toutes les polices politiques, de toutes les inquisitions. »
« Il a fallu les chambardements du XXème siècle pour qu’on écoute quelques toquées assurant qu’on ne naît pas femme, mais qu’on le devient. Sans doute pensaient-elles aussi qu’on ne naît pas cerf ou biche mais qu’on le devient en broutant de l’herbe. »
Rebelle, historien, martyr de la cause européenne : l’itinéraire de Dominique Venner. Texte prononcé par Lionel Rondouin le 20 mai 2023 à Madrid lors du rassemblement de l’Institut Carlos V en hommage à Dominique Venner.
« Un samouraï d’Occident » : Le livre-testament de Dominique Venner.
Carnets rebelles : Volume 1 : La portée de la mort volontaire de Dominique Venner, le 21 mai 2013, aura été immense pour tous les « coeurs aventureux ». S’il y a néanmoins une chose que ce sacrifice ne laissait pas présager, c’est que le « samouraï d’Occident » confiait à la postérité un grand nombre de notes manuscrites qui, mises bout à bout, forment un massif de textes impressionnant : ses Carnets. Rédigés quarante années durant, ils sont la dernière pièce de son oeuvre, sans aucun doute la plus personnelle : l’enfance sous l’Occupation, l’Algérie, l’engagement à Jeune Nation et la fondation d’Europe-Action, le goût de l’aventure et le sens de l’héroïsme, la passion de l’histoire et la quête des racines, l’attrait des armes et l’amour de la chasse. Une mine d’or biographique et philosophique qui lève le voile sur un personnage hors du commun, à la fois acteur et observateur de son temps. Ce premier volume rassemble la première partie des carnets rédigés entre 1982 et 1990.
Carnets rebelles: Volume 2 : Ni la biographie ni la bibliographie de Dominique Venner ne permettent à elles seules de dessiner son portrait complet. Une pièce manquait pour pressentir ce qui l’animait, pour entrevoir les recoins de son univers mental et pour effleurer les figures de sa mythologie personnelle. Dominique Venner était ainsi tel un sabre fendu en deux : son œuvre d’un côté, sa vie de l’autre. Chaque morceau de la lame est assurément tranchant, mais sans reforger ces deux fragments pour qu’ils retrouvent leur cohérence originelle, ils ne pourraient jamais exprimer leur pleine puissance. Grâce aux Carnets rebelles, c’est désormais possible. Ce volume, qui couvre la période allant de 1982 à août 1991, dans un va-et-vient permanent avec les jeunes années, n’est que le deuxième de ce qui s’annonce être une longue série.
Carnets rebelles: Volume 3 : Écrivain dissident et historien méditatif, Dominique Venner était hanté par l’Histoire, à la fois comme acteur, témoin et bâtisseur inscrit dans la longue durée. Après les tumultes de la guerre d’Algérie, les épisodes de prison et l’engagement politique des jeunes années, l’essentiel de sa vie fut consacré à la quête des origines : retrouver, à travers les entrelacs millénaires de la culture, de la religion et de l’histoire, les permanences inaltérables de la civilisation européenne – pour en extraire les éléments de réponse à la crise mortifère dans laquelle l’Europe contemporaine s’est enfoncée. Plus riche que jamais, ce troisième volume des Carnets rebelles – le grand massif d’inédits posthumes – nous plonge au cœur du travail de Dominique Venner. Les réflexions philosophiques, historiques et littéraires y côtoient les travaux préparatoires de certaines de ses publications les plus célèbres, telles que Le Cœur rebelle ou son Histoire critique de la Résistance, mais également les méditations personnelles d’un insoumis aux prises avec les transformations de son époque. Il couvre la période allant de juillet 1991 à janvier 1996.
Écrivain et historien, Dominique Venner (1935-2013) a publié un grand nombre d’ouvrages, parmi lesquels Le Cœur rebelle (1994), Histoire et tradition des Européens (2002) et Un samouraï d’Occident. Le Bréviaire des insoumis (2013), réédité à la Nouvelle Librairie.
Bernard LUGAN, le « Grand Blanc » qui redonne ses titres de noblesse à l’Afrique.
















