Les récits de chasse à travers le monde du grand explorateur anglais Samuel Baker (1821-1893).

Les récits de chasse à travers le monde du grand explorateur anglais Samuel Baker (1821-1893) qui fut l’un des premiers découvreurs du lac Victoria et des sources du Nil.

Attaché à décrire la faune sauvage, il livre des récits étonnants et cocasses de ses chasses, en compagnie de sa femme et des chasseurs indigènes, en Inde, à Ceylan, dans la corne de l’Afrique, en Amérique du Nord, en Écosse, etc.
Paris, Montbel, 2018. 13,5 x 20 cm, in-8, 400 pages, broché.

TABLE DES MATIÈRES

I Chasse au tigre à dos d’éléphant, chasse à l’éléphant en Abyssinie
IIChasse au tigre
III Le léopard d’Afrique et d’Asie, fauconnerie indienne, chasse à l’antilope au guépard
IV Chasse au lion
V Chasse à l’ours dans les Rocheuses, en Inde et à Ceylan
VI Chasse à l’hippopotame et au crocodile
VII Le buffle et le rhinocéros
VIII Le sanglier et le phacochère
IX La girafe
X L’antilope noire
XI Les antilopes d’Afrique
XII Chasse au cerf en Écosse, dans les Rocheuses, à Ceylan et au Japon
Conclusion
Annexes

EXTRAIT

« J’avais devant moi la récompense de mon obstination : à 100 m sur ma gauche, la tête et le cou du tigre sortaient de l’eau dans laquelle le corps trempait pour se rafraîchir. Comme je le pensais, il prenait tranquillement son bain tandis que nous nous épuisions à battre la seconde partie de la forêt après qu’il eut pris les grands devants. Bien que vieux praticien, Fazil, le cornac, était tout excité. Tirez vite” chuchota-t-il. Trop loin” répondis-je sur le même ton […] Juste à ce moment le tigre se souleva et s’assit comme un chien. Jamais je n’avais vu pareil spectacle. La tête splendide, les yeux comme des fanaux électriques à lampe verte tandis que le grand corps, longtemps couché sur un fond l’alluvion, ruisselait d’eau boueuse.
« … Je comptais les foulées de l’éléphant longeant la bordure jusqu’à me trouver sûr d’être à bonne distance […] Je fis soudain arrêter : le tigre était là, face à moi, cette fois à 50 m. Tiens ta bête tranquille” et, m’appuyant sur le bord du howdah, je pris ma visée. Comme par un fait exprès, une branche de tamaris se balançait à la brise juste devant moi. Fazil se pencha et la baissa doucement : j’avais le champ libre. Les yeux du tigre luisaient toujours comme des feux verts ; Nielmonnée resta comme un roc pendant quelques secondes. Je pressai la détente. »

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