« IMMACULATE CONSTELLATION », FATIMA ET LA FLOTTE MARIALE : Les trois visages d’une même présence non-humaine ?

13/09/2026 : Actualisation sur Garabandal en fin d’article

Des apparitions de Fatima aux vaisseaux de la « Flotte Mariale », jusqu’au mystérieux programme « IMMACULATE CONSTELLATION » : Un siècle de témoignages, de traditions ésotériques et de phénomènes inexpliqués semble faire converger trois histoires que tout séparait.

En 1917, à Fatima, trois enfants affirment rencontrer à plusieurs reprises une mystérieuse « Dame » venue du ciel. Autour de ces apparitions se produisent des phénomènes lumineux et aériens extraordinaires, culminant le 13 octobre avec ce qui restera dans l’Histoire sous le nom de « miracle du Soleil ». L’Église y verra une manifestation de la Vierge Marie.

Or, comme pour les apparitions de Lourdes, le « détail«  est particulièrement intéressant : Bernadette Soubirous ne rapporte pas : « Je suis la Vierge Marie », mais bien : « Que soy era Immaculada Councepciou ». « Je suis l’Immaculée Conception ».

Bernadette Soubirous, qui ne parlait que le gascon de Bigorre, aurait mémorisé cette expression qu’elle disait ne pas comprendre et l’aurait répétée tout au long du chemin jusqu’au curé Dominique Peyramale, afin de ne pas l’oublier.

A savoir et c’est très important que Bernadette Soubirous n’a pas dit : « j’ai vu la Vierge Marie ». Elle a dit qu’elle avait vu une « Hadas » (prononcé Hados) en Gascon « dans la tuta » (prononcé tuto) « de Massabieille« .  Traduit du Gascon au Français cela donne : « J’ai vu une fée dans la grotte de Massabieille ». 

Pour avoir chasser 20 ans dans le Comminges, une « tuta« , c’est un trou. On dit « tute à renards », trou à renard. « Va te poster aux tutes à renard ».

Là aussi, il faudra revenir sur l’emploi du mot « Fée » dont le Comminges est recordwomen du monde des apparitions de « fée », en fait des apparitions d’entités supérieures.

C’est l’église Romaine qui reprend le récit à son compte et transforme toutes ces « Dame blanche », jeune fille ou fée en « Marie » = Lady-Marie ou Isis-Marie.

Ceci étant énoncé, revenons-en à FATIMA

Depuis plusieurs décennies, chercheurs et ufologues proposent une lecture radicalement différente des événements. Paul Misraki, Joaquim Fernandes, Fina d’Armada, Roberto Pinotti, Corrado Malanga et, plus récemment, Daniel Robin ont notamment rapproché certains témoignages de Fatima de la phénoménologie moderne des OVNI : Objet discoïdal, déplacements aériens inhabituels, phénomènes lumineux, effets physiques et apparition d’une entité à l’apparence humaine.

Et si ces deux interprétations n’étaient pas nécessairement incompatibles ?

La littérature ésotérique et occultiste introduit en effet une troisième possibilité : Celle d’une entité spirituellement très évoluée — ce que certaines traditions désignent comme un Maître ascensionné — susceptible d’être interprétée par les hommes, selon leur époque et leur culture, comme une divinité, un ange, Marie (Lady-Marie ou Isis-Marie)… ou une intelligence non-humaine.

Une autre expression apparaît alors dans certains corpus ésotériques : la « Flotte Mariale ». Marie n’y est plus seulement représentée comme une apparition céleste. Elle est associée à des « Vaisseaux de Lumière », parfois à une flotte organisée et à une présence galactique.

Puis, en 2024, surgit publiquement dans le dossier américain des UAP un nom aussi énigmatique qu’évocateur : « IMMACULATE CONSTELLATION ».

Officiellement, rien ne permet d’établir que cette appellation possède la moindre relation avec Fatima, Marie ou la « Flotte Mariale ». Ce rapprochement doit donc rester ce qu’il est : Une hypothèse de recherche.

« IMMACULATE CONSTELLATION » : Enquête sur le mystérieux programme secret consacré aux OVNI.

Mais la convergence mérite d’être examinée.

Pourquoi « Immaculate » ? Pourquoi une « Constellation » ? Pourquoi retrouve-t-on, plusieurs décennies avant l’apparition publique de ce nom, une littérature ufologique interprétant Fatima en termes de véhicules extraterrestres et une littérature ésotérique associant Marie à des vaisseaux et à une « Flotte Mariale » ?

Et surtout, derrière des mots apparemment aussi différents que apparition mariale, OVNI, intelligence non-humaine, ange, Maître ascensionné ou extraterrestre, parlons-nous nécessairement de réalités différentes ?

C’est la piste que je vous propose d’explorer dans ce dossier.

Non pas pour démontrer à tout prix que la « Dame » de Fatima descendait d’un vaisseau extraterrestre, ni qu’IMMACULATE CONSTELLATION dissimulerait une « Flotte Mariale », mais pour confronter des témoignages, des documents et des traditions qui, à près d’un siècle de distance, présentent d’étonnants points de convergence.

Car une question demeure : Et si Fatima, la Flotte Mariale et IMMACULATE CONSTELLATION constituaient trois interprétations, à trois époques différentes, d’une même réalité que nous ne savons toujours pas nommer ?

DE FATIMA À LA FLOTTE MARIALE : UNE AUTRE LECTURE DE L’HISTOIRE

Pour comprendre pourquoi je rapproche aujourd’hui Fatima, la « Flotte Mariale » et IMMACULATE CONSTELLATION, il faut commencer par revenir plus d’un siècle en arrière.

Car l’hypothèse selon laquelle les événements de Fatima pourraient relever d’un phénomène que nous qualifierions aujourd’hui d’ufologique n’est ni récente, ni née avec les révélations américaines contemporaines sur les UAP.

Elle possède sa propre histoire.

1917 : Qu’a-t-on réellement observé à Fatima ?

Entre mai et octobre 1917, trois jeunes bergers portugais — Lúcia dos Santos et ses cousins Francisco et Jacinta Marto — déclarent rencontrer à plusieurs reprises une mystérieuse « Dame ».

La tradition catholique romaine identifiera cette entité à la Vierge Marie (Lady-Marie ou Isis-Marie).

Mais lorsqu’on revient aux premiers témoignages et qu’on les examine indépendamment de leur interprétation religieuse ultérieure, certains détails deviennent troublants.

La « Dame » est décrite comme une petite figure féminine, jeune et lumineuse. Dans les documents étudiés ultérieurement par les chercheurs portugais Fina d’Armada et Joaquim Fernandes, sa taille aurait été d’environ 1,10 mètre. Ses vêtements comporteraient des éléments brillants ou dorés et sa tenue ne correspondrait pas exactement à l’iconographie sous laquelle Notre-Dame de Fatima sera représentée par la suite.

FATIMA 1917 + 111 = 2028. Consécration de la Russie. Prophéties Jean XXIII.

Plus étonnant encore : l’identification à la Vierge ne semble pas avoir été aussi immédiate qu’on pourrait le croire.

Lorsque la mère de Lucie lui demande si elle a vu Notre-Dame, celle-ci aurait répondu, en substance, qu’elle n’avait jamais affirmé cela : Elle disait avoir rencontré une jolie petite femme.

La distinction est essentielle, comme pour Bernadette Soubirous.

Cela ne signifie évidemment pas que cette entité n’était pas Marie. Cela signifie simplement qu’au commencement du phénomène, les témoins décrivent d’abord une entité avant de lui attribuer une identité.

Et cette nuance change considérablement la manière dont on peut relire les événements.

Francisco aurait également expliqué que la Dame ne marchait pas lorsqu’elle se déplaçait : ses pieds ne bougeaient pas et elle semblait glisser avant de repartir vers le ciel.

D’autres témoins présents à proximité des enfants auraient perçu, au moment où Lucie disait communiquer avec elle, non pas une conversation intelligible mais une sorte de petit bourdonnement, parfois comparé au bruit d’une abeille.

Enfin apparaît un phénomène lumineux particulièrement étrange.

Les enfants et le petit chêne au-dessus duquel se manifestait la Dame auraient été reliés au ciel par ce que certains témoins décrivirent comme une sorte de « route de lumière ». Lorsque l’apparition prenait fin, cette structure lumineuse semblait se résorber progressivement vers le ciel.

Pour Joaquim Fernandes, cette description présente des similitudes étonnantes avec ce que la littérature ufologique désignera beaucoup plus tard comme de la « lumière solide » : Ces mystérieux faisceaux lumineux associés à certains OVNI et dont le comportement ne ressemble pas à celui d’un simple projecteur.

Puis survient le 13 octobre 1917. C’est le fameux « miracle du Soleil ». « La danse du soleil ». Mais là encore, tous les témoignages ne décrivent pas nécessairement le Soleil lui-même.

Certains parlent d’un disque argenté parfaitement délimité, capable de changements de couleur, de mouvements extraordinaires et semblant parfois se détacher de la direction du Soleil.

Dès lors, une question devient légitime : les dizaines de milliers de personnes présentes à Fatima ont-elles observé un phénomène astronomique, un miracle religieux… ou un objet physique inconnu ?

FATIMA ENTRE DANS L’HISTOIRE DES OVNI

Cette question ne date pas d’aujourd’hui. Dès 1962, l’écrivain Paul Misraki publie Des signes dans le ciel et rapproche les événements de Fatima du phénomène OVNI.

En 1964, l’ufologue espagnol Antonio Ribera va encore plus loin avec un article au titre sans ambiguïté : « What Happened at Fatima? » — Que s’est-il passé à Fatima ?

Mais le véritable tournant survient au Portugal. À partir de 1978, Fina d’Armada et Joaquim Fernandes entreprennent une étude historique des événements. Ils obtiennent notamment accès à des documents conservés dans les archives de Fatima et travaillent sur les premiers témoignages plutôt que sur la seule tradition religieuse construite ultérieurement.

Leurs recherches aboutissent en 1982 à un ouvrage au titre lui aussi sans équivoque : Intervenção Extraterrestre em Fátima — as Aparições e o Fenómeno OVNI. Autrement dit : « Intervention extraterrestre à Fatima — les apparitions et le phénomène OVNI ».

Leur thèse est radicale : Derrière l’interprétation religieuse de Fatima pourrait se cacher une rencontre avec une intelligence non-humaine utilisant une technologie inconnue. Il ne s’agit évidemment pas d’une démonstration scientifiquement reconnue.

Mais il ne s’agit plus non plus d’une simple intuition contemporaine : L’hypothèse extraterrestre de Fatima possède désormais plusieurs décennies d’histoire et s’appuie sur une relecture des témoignages originaux.

LE « VAISSEAU-MÈRE » DE FATIMA

C’est ici que cette enquête rejoint de façon inattendue la question de la Flotte Mariale. L’étude de Fernandes et d’Armada ne s’arrête pas à l’hypothèse d’un simple OVNI. Dans leur reconstruction apparaît l’idée d’une nave-mãe : Un vaisseau-mère.

En 1995, les chercheurs italiens Roberto Pinotti et Corrado Malanga reprennent notamment cette hypothèse dans leur ouvrage : B.V.M. : Beata Vergine Maria — Le manifestazioni mariane in una nuova luce. Ils évoquent explicitement une « astronave madre », un vaisseau-mère qui aurait contrôlé une partie du phénomène observé à Fatima.

Nous changeons alors complètement d’échelle. Il ne s’agirait plus seulement d’un objet volant aperçu accidentellement pendant une manifestation religieuse, mais éventuellement d’un dispositif organisé, comprenant un engin principal et différents phénomènes ou objets associés.

Nous obtenons alors cette séquence : Entité féminine venue du ciel → phénomène lumineux → objet discoïdal → vaisseau-mère → manifestations aériennes coordonnées.

Et tout cela apparaît dans la littérature bien avant que l’expression « Flotte Mariale » ne soit popularisée.

DES ANGES… À BORD D’ASTRONEFS ?

Une seconde tradition va progressivement rejoindre la première. En Italie, plusieurs courants « contactistes » développent dès les années 1970 et 1980 une conception dans laquelle les « extraterrestres » et les êtres spirituels décrits par les religions ne seraient pas nécessairement deux catégories différentes.

En 1983, Giorgio Dibitonto publie : « Angeli in Astronave » — littéralement : « Des anges dans des astronefs ».

Dans son récit, les êtres rencontrés à bord de vaisseaux correspondent aux anges de la tradition religieuse. Il affirme également avoir rencontré une entité identifiée à la Madone. La frontière entre ufologie et spiritualité devient alors extraordinairement mince.

Un être technologiquement très supérieur à nous serait-il nécessairement « extra-terrestre » ?

Un être spirituellement très supérieur à nous serait-il nécessairement « surnaturel » ?

Et surtout : Ces deux descriptions pourraient-elles désigner la même catégorie d’entités, observée avec des grilles culturelles différentes ?

C’est ici qu’intervient une notion essentielle de l’ésotérisme : celle de « Maître ascensionné ».

Maitre ascensionné « Saint Germain

Dans différentes traditions occultes et spiritualistes, les Maîtres ascensionnés seraient des êtres ayant atteint un niveau d’évolution spirituelle supérieur au nôtre et capables d’intervenir auprès de l’humanité.

Si l’on accepte cette hypothèse comme cadre de réflexion, la distinction entre « Vierge Marie », « intelligence non-humaine », « être extraterrestre » et « Maître ascensionné » devient beaucoup moins évidente qu’elle ne paraît.

Un témoin portugais profondément catholique de 1917 aurait naturellement interprété une entité féminine lumineuse descendue du ciel selon son univers religieux.

Un militaire américain de 2024 confronté au même phénomène parlerait probablement de NHI — Non-Human Intelligence. Le vocabulaire change.

Mais l’entité change-t-elle ?

ET APPARAÎT LA « FLOTTE MARIALE »

À partir de 2009 environ, une nouvelle étape devient documentable dans certains corpus ésotériques francophones, ensuite diffusés et traduits dans plusieurs langues. 

  1. Marie n’y est plus simplement décrite comme une apparition. Elle est associée à un vaisseau de commandement d’une flotte intergalactique. Puis apparaissent des formulations encore plus explicites :
  2. « ma Flotte », attribuée à Marie,
  3. puis :
  4. « Flotte Mariale ».
  5. Certains textes parlent de 12 vaisseaux, d’autres de 21 « Vaisseaux de Lumière » de la Flotte Mariale.

La terminologie appartient évidemment au domaine ésotérique et ne constitue aucune preuve matérielle de l’existence de ces appareils. Mais historiquement, le rapprochement devient remarquable.

Car nous possédons désormais deux traditions qui semblent s’être développées séparément :

D’un côté : Fatima → OVNI → intelligence non-humaine → vaisseau-mère.

De l’autre : Marie → Maître ascensionné → vaisseau de commandement → flotte intergalactique → Flotte Mariale.

Et ces deux lignes finissent par se rencontrer.

UNE FLOTTE EXTRATERRESTRE À FATIMA ?

Un autre élément rend cette convergence encore plus intéressante. La littérature contactiste italienne contient également l’idée qu’une grande flotte interplanétaire, constituée de plusieurs vaisseaux et liée à des êtres spirituels, aurait participé aux événements de Fatima.

Nous disposons donc, avant même l’apparition récente du dossier « IMMACULATE CONSTELLATION », des différents éléments du puzzle :

Fatima + entité féminine + OVNI + vaisseau-mère + flotte extraterrestre + Marie.

Ce qui manque encore est le document ancien qui affirmerait explicitement : « Le vaisseau observé à Fatima appartenait à la Flotte Mariale. »

À ce jour, je ne l’ai pas trouvé. Cette absence est importante et doit être signalée.Mais elle n’annule pas la convergence historique des différents courants. Elle nous interdit simplement de transformer une hypothèse en certitude.

1917–2024 : UNE ÉTONNANTE FILIATION

La chronologie permet de prendre toute la mesure du phénomène :

1917 — FATIMA
Une « Dame » lumineuse, des phénomènes physiques et un mystérieux disque dans le ciel.

1962 — PAUL MISRAKI
Fatima est rapproché du phénomène OVNI.

1964 — ANTONIO RIBERA
La question de la nature ufologique des événements est explicitement posée.

1978–1982 — FERNANDES & D’ARMADA
Étude des documents anciens et développement de l’hypothèse extraterrestre de Fatima.

1983 — GIORGIO DIBITONTO
Anges, Madone et astronefs sont intégrés à une même conception du phénomène.

1995 — PINOTTI & MALANGA
Fatima est interprété dans le cadre d’un phénomène comprenant une « astronave madre » — un « vaisseau-mère ».

2009 — CORPUS ÉSOTÉRIQUE
Marie est associée à un vaisseau de commandement d’une flotte intergalactique.

2010–2011 — FLOTTE MARIALE
L’expression devient explicite et plusieurs « Vaisseaux de Lumière » lui sont attribués.

Puis arrive 2024. Et un nom jusque-là inconnu du grand public surgit dans le dossier américain consacré aux UAP :

IMMACULATE CONSTELLATION = CONSTELLATION IMMACULÉE.

« IMMACULATE » : UN MOT VRAIMENT ANODIN ?

Pris séparément, chacun des deux mots possède une signification parfaitement banale. 

« Constellation » évoque naturellement les étoiles et le ciel. « Immaculate » signifie « immaculé ».

Mais lorsqu’on les rapproche de tout ce qui précède, l’association devient difficile à ignorer. Dans la tradition catholique, le terme « Immaculée » est indissociablement associé à Marie à travers l’Immaculée Conception.

À Fatima, nous retrouvons également le Cœur Immaculé de Marie. Dans les mémoires de Lucie apparaît précisément l’expression portugaise : « Coração Imaculado de Maria ».

Et dans la littérature ésotérique étudiée précédemment, Marie est associée aux étoiles, à des vaisseaux et à une flotte intergalactique.

Puis un programme américain prétendument consacré aux UAP apparaît sous le nom : « IMMACULATE CONSTELLATION ».

Je le répète : Aucun document actuellement connu ne démontre que ce nom de code constitue une référence à Marie, à Fatima ou à la Flotte Mariale. 

Mais dans un univers fondé sur le secret et le compartimentage, le nom de code lui-même pourrait-il constituer le premier niveau du secret ?

C’est précisément la question que je pose.

ET SI NOUS AVIONS SIMPLEMENT CHANGÉ DE VOCABULAIRE ?

Peut-être commettons-nous une erreur fondamentale en essayant systématiquement de séparer le religieux, le spirituel et l’extraterrestre.

Nos ancêtres parlaient « ‘anges ». Les catholiques parlent « d’apparitions mariales ». Les occultistes parlent de Maîtres ascensionnés. Les contactistes parlent d’êtres galactiques. Les ufologues parlent d’extra-terrestres.

Et le renseignement américain utilise désormais une expression beaucoup plus neutre : NHI — Non-Human Intelligence. Intelligence non-humaine.

Mais sommes-nous certains que toutes ces appellations désignent des réalités différentes ?

Une civilisation ayant plusieurs milliers, plusieurs centaines de milliers ou plusieurs millions d’années d’avance sur la nôtre posséderait vraisemblablement des capacités que nous qualifierions aujourd’hui de miraculeuses.

Arthur C. Clarke l’avait résumé par sa célèbre troisième loi :

« Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie ». Arthur C. Clarke.

« On n’est pas capable de comprendre le phénomène ovni parce qu’on n’est pas capable de le penser ». Aimé Michel.

Toute intelligence suffisamment avancée serait-elle également indiscernable d’une divinité ?

Le « culte du Dieu cargo » : quand la technologie devient sacrée

Le culte du « Dieu cargo » désigne un ensemble de mouvements religieux apparus principalement en Mélanésie, notamment au XIXᵉ et surtout au XXᵉ siècle, au contact des populations occidentales. Durant la Seconde Guerre mondiale, certaines communautés insulaires virent arriver avions, navires, radios, véhicules et quantités considérables de marchandises — le cargo — dont elles ne connaissaient ni l’origine ni les mécanismes de production.

Dans certains cas, ces manifestations d’une puissance technique incompréhensible furent intégrées à des croyances préexistantes : Les biens pouvaient être perçus comme provenant des ancêtres ou de puissances surnaturelles, tandis que certains comportements des militaires furent reproduits rituellement dans l’espoir de favoriser leur retour.

Le « culte du Dieu cargo » est ainsi devenu, au-delà de son contexte historique précis, une métaphore particulièrement intéressante : face à une technologie suffisamment étrangère à son univers de connaissances, une société humaine peut l’interpréter non comme une technologie, mais à travers les catégories religieuses, mythologiques ou surnaturelles dont elle dispose.

Cette idée pose alors une question vertigineuse : Certaines manifestations autrefois qualifiées de « divines » auraient-elles pu être interprétées de la même manière faute d’un autre vocabulaire pour les décrire ?

Le « culte du Dieu cargo » : Quand la technologie devient sacrée.

Deux époques, un même questionnement : lorsque l’être humain est confronté à une technologie qu’il ne comprend pas, où s’arrête l’interprétation rationnelle et où commence le sacré ?

Inversement, ce que nos ancêtres interprétaient comme surnaturel pourrait éventuellement relever de phénomènes physiques dont nous ignorons encore totalement les lois.

UNE HYPOTHÈSE : MARIE, INTELLIGENCE NON-HUMAINE ET MAÎTRE ASCENSIONNÉ

C’est ici que je vais volontairement plus loin que l’ufologie classique et que je dis et répète : « Il faut bien avoir en tête que RIEN dans l’ufologie ne peut être expliqué sans l’aide de la spiritualité ! Je dis bien « spiritualité » pas « religion ». La religion est un accident industriel de la spiritualité. C’est cela que j’essaie de transmettre à travers ces articles.
Définition d’un scientiste : « C’est un poisson rouge qui déclare : « Point de vie possible hors de mon bocal ».

« La religion est un accident industriel de la spiritualité ». L’auteur du site.

Et j’assume qu’il s’agit désormais d’une hypothèse personnelle, nourrie par mes recherches ésotériques et occultes et quelques …prédestinations…

Et si l’entité connue sous le nom de Marie n’était ni simplement une figure religieuse au sens traditionnel, ni simplement une extraterrestre au sens matérialiste du terme ?

Et si elle appartenait à une catégorie d’intelligences ayant atteint un niveau d’évolution à la fois technologique, biologique et spirituel incomparablement supérieur au nôtre ?

Autrement dit : Un Maître ascensionné.

Une telle hypothèse expliquerait pourquoi le même phénomène pourrait présenter simultanément des caractéristiques que nous classons artificiellement dans deux domaines différents : Le religieux et l’ufologique.

Une apparition pourrait alors être une manifestation contrôlée. Un « miracle » pourrait correspondre à l’utilisation d’une technologie inconnue. Une apparition céleste pourrait être une intelligence non-humaine. Un « ange » pourrait être un être appartenant à une civilisation extérieure à la nôtre. 

Et un « vaisseau de Lumière » pourrait être exactement ce que son nom suggère : Un véhicule.

LA QUESTION QUE NOUS NE NOUS SOMMES JAMAIS POSÉE

À ce stade, je ne prétends donc pas avoir démontré que la Dame de Fatima descendait d’un vaisseau de la Flotte Mariale.

Je ne prétends pas davantage qu’IMMACULATE CONSTELLATION serait le nom donné par les services américains à cette flotte. Ce serait aller beaucoup plus loin que les documents ne nous l’autorisent.

En revanche, quelque chose me paraît désormais difficile à contester : Bien avant l’apparition publique du nom « IMMACULATE CONSTELLATION », plusieurs courants ufologiques, ésotériques et « contactistes » avaient indépendamment établi des liens entre Fatima, les OVNI, des intelligences non-humaines, des vaisseaux, Marie et finalement une « Flotte Mariale ».

Nous ne sommes donc plus devant une simple ressemblance entre deux mots. Nous sommes devant une convergence de traditions et de témoignages s’étendant sur plus d’un siècle. Et c’est peut-être ici que se trouve la véritable question.

Non pas : « La Vierge Marie était-elle une extraterrestre ? » Cette formulation est beaucoup trop simpliste.

Mais plutôt : Avons-nous donné, au cours de l’Histoire, des noms différents à une même catégorie d’intelligences parce que nous ne disposions jamais du vocabulaire permettant de comprendre leur véritable nature ?

En 1917, on parlait de la Dame de Fatima. Plus tard, certains parleront de Maître ascensionné. Les ufologues parleront d’extraterrestres. Les textes ésotériques parleront de Flotte Mariale. Le gouvernement américain parle aujourd’hui de NHI — Intelligence Non-Humaine. Et quelque part, au milieu de cette histoire, apparaît un nom : IMMACULATE CONSTELLATION.

Hasard ?  nom de code arbitraire ? Référence symbolique ? Ou indice laissé sous nos yeux depuis le commencement ? Je n’ai pas la réponse.

Mais après avoir remonté cette histoire de Fatima jusqu’aux documents contemporains sur les UAP, je pense que la question mérite désormais d’être posée.

SOURCES ET RÉFÉRENCES

FATIMA ET L’HYPOTHÈSE OVNI

Joaquim Fernandes & Fina d’Armada — Intervenção Extraterrestre em Fátima : as Aparições e o Fenómeno OVNI.
Livraria Bertrand, Portugal, 1982. Ouvrage fondateur de l’interprétation ufologique des événements de Fatima.

WorldCat 

Google Books

Antonio Ribera — « What Happened at Fatima? ».
Flying Saucer Review, vol. 10, n°2, mars-avril 1964. Une des premières études ufologiques consacrées spécifiquement aux événements de Fatima.

Sommaires des anciens numéros de Flying Saucer Review : 

Paul Misraki — « Des signes dans le ciel ».
Éditions du Rocher, 1962. Misraki fait partie des premiers auteurs à avoir rapproché les phénomènes religieux célestes, dont Fatima, de la question des OVNI.

MARIE, ANGES ET ASTRONEFS

Giorgio Dibitonto — « Angeli in astronave ».
Edizioni Mediterranee, Rome, 1983. L’ouvrage développe l’idée que certains êtres désignés traditionnellement comme des « anges » pourraient être les occupants de véhicules extraterrestres.

Site consacré à l’œuvre de Giorgio Dibitonto 

Présentation de l’ouvrage par Edizioni Mediterranee 

Google Books

Roberto Pinotti & Corrado Malanga — B.V.M. : Beata Vergine Maria — « Le manifestazioni mariane in una nuova luce ».
Mondadori, Milan, 1995. Étude italienne proposant une relecture ufologique de différentes apparitions mariales et notamment des événements de Fatima.

Bibliographie de Roberto Pinotti

LE « CŒUR IMMACULÉ » DE FATIMA

Le sanctuaire officiel de Fatima conserve la tradition et les textes relatifs aux mémoires de sœur Lucie. Sa quatrième mémoire, rédigée en 1941, rapporte notamment les paroles concernant le « Cœur Immaculé » — « Imaculado Coração » — de Marie.

Sanctuaire de Fatima.

LA « FLOTTE MARIALE »

À partir de 2009-2011 apparaît dans certains corpus ésotériques et « contactistes » francophones la représentation de Marie associée à un vaisseau de commandement, puis à une « Flotte Mariale ».

Ces textes appartiennent au domaine ésotérique et du channeling : ils constituent des sources permettant de retracer l’histoire de cette croyance, mais ne constituent évidemment pas une preuve scientifique de l’existence d’une telle flotte.

Une compilation ancienne de textes traduits en portugais conserve notamment les références à Marie, aux vaisseaux et à une flotte intergalactique : « …….Marie approche de sa dimension et est présente dans l’éther du Soleil, à bord du vaisseau amiral de la Flotte intergalactique.
N’attendez pas de voir une Marie éthérée apparaître dans le ciel, suspendue dans les airs.
Marie fait partie d’une Flotte de Lumière intergalactique et se trouve dans un Vaisseau de Lumière du commandement intergalactique.
Elle est entourée des 24 Anciens.
Nous, les Archanges, n’avons pas besoin d’un Vaisseau de Lumière car nous sommes Lumière pure et, au-delà des formes d’incarnation, nous pouvons errer avec nos propres « ailes », ce qui n’est pas le cas des Êtres qui possédaient un corps, au sens physique du terme. ANAÏL – 26-09-2009″.

Une autre compilation conserve la formulation concernant les « 21 Vaisseaux de la Flotte Mariale » : « …….Les vaisseaux de 11ème Dimension, ceux appartenant à la Flotte Mariale (les 21 Vaisseaux de la Flotte Mariale) sont, pour le moment, stationnés, toujours, devant le Soleil. Mais la Flotte intergalactique de Lumière s’est rassemblée, cette fois-ci, d’un seul côté du Soleil. » 

IMMACULATE CONSTELLATION

Rapport « IMMACULATE CONSTELLATION » versé au dossier du Congrès américain lors de l’audition UAP du 13 novembre 2024.

Document original en anglais — site officiel de la représentante Nancy Mace

Immaculate_Constellation_traduction_francaise. Ce document constitue la source primaire concernant les affirmations relatives au programme désigné sous le nom « IMMACULATE CONSTELLATION ».

Important : Son introduction au dossier du Congrès authentifie l’existence du document et son utilisation dans le cadre de l’audition ; elle ne démontre pas à elle seule l’existence du programme secret qui y est décrit et pour cause, il est compartimenté. CQFD = Au-delà du TOP SECRET. Et pour cause ! Il est plus que classifié, il est compartimenté ! 

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POUR ALLER PLUS LOIN

Daniel Robin — « Le 4e Secret de Fatima ».
Étude contemporaine consacrée à une interprétation alternative des événements de Fatima et à l’hypothèse d’une intelligence extraterrestre.

REPÈRES CHRONOLOGIQUES

1917 — Apparitions et phénomènes de Fatima.

1962 — Paul Misraki rapproche notamment Fatima de la problématique des OVNI.

1964 — Antonio Ribera publie « What Happened at Fatima? » dans Flying Saucer Review.

1978-1982 — Fina d’Armada et Joaquim Fernandes étudient les documents historiques de Fatima et développent l’hypothèse extraterrestre.

1983 — Giorgio Dibitonto publie Angeli in astronave : rapprochement entre anges, êtres extraterrestres et astronefs.

1995 — Roberto Pinotti et Corrado Malanga publient B.V.M., consacré à une relecture des manifestations mariales à la lumière de l’ufologie.

2009-2011 — Des corpus ésotériques/contactistes font explicitement apparaître Marie associée à des vaisseaux et à une « Flotte Mariale ».

2024 — Le document relatif à « IMMACULATE CONSTELLATION » est versé au dossier d’une audition du Congrès américain consacrée aux UAP.

EN EXERGUE — ET GARABANDAL DANS TOUT CELA ?

Au moment de terminer cette enquête sur : « IMMACULATE CONSTELLATION », FATIMA ET LA FLOTTE MARIALE » : Les trois visages d’une même présence non-humaine ? » un autre nom s’impose presque naturellement : « GARABANDAL ».

Retenez bien ce vrai nom du village de Garabandal : « San Sebastián de………. »

Actualisation Septembre 2026

TRIBUNE. « Garabandal : les apparitionnistes en savent plus que les voyantes ». R. de Cea.  Article publié par « INFO VATICAN » mais qui officiellement du moins, n’est pas censé être rattaché au Vatican.

Voici ma réponse à cet article :

GARABANDAL : ET SI LES « APPARITIONNISTES » N’ÉTAIENT PAS CEUX QUE L’ON CROIT ?

Je viens de lire avec beaucoup d’attention la tribune intitulée « Garabandal : les apparitionnistes en savent plus que les voyantes ». Son auteur appelle à la prudence. Sur ce point, nous sommes parfaitement d’accord. Mais la prudence intellectuelle possède une exigence assez gênante : elle doit fonctionner dans les deux sens.

Je ne suis pas un « apparitionniste ». Je ne prétends pas savoir que la jeune femme observée à Garabandal était la Vierge Marie.

Je me permets même de poser une question beaucoup plus dérangeante : Et si les jeunes filles avaient réellement observé quelque chose, mais s’étaient trompées sur sa nature ? Voilà curieusement l’hypothèse que l’article ne semble jamais envisager sérieusement.

Car son raisonnement reste enfermé dans un cadre essentiellement religieux : soit la Vierge est apparue, soit elle n’est pas apparue ; soit le phénomène est surnaturel, soit il relève de la psychologie, de l’imagination, de la suggestion, de la parapsychologie ou éventuellement du « préternaturel ». Mais pourquoi faudrait-il obligatoirement choisir parmi ces catégories ?

L’auteur écrit lui-même une phrase avec laquelle je suis totalement d’accord : Ce qui est physiquement inexplicable n’est pas nécessairement surnaturel. Exactement ! Mais alors allons jusqu’au bout du raisonnement. Ce qui n’est pas surnaturel n’est pas nécessairement imaginaire. Entre « miracle de la Vierge » et « hallucination », il existe un territoire immense : celui des phénomènes physiques réels dont nous ignorons encore la nature.

C’est précisément le problème auquel l’ufologie est confrontée depuis des décennies. L’auteur énumère lui-même ce qui rend Garabandal si embarrassant : modifications apparentes du poids des corps, déplacements extraordinaires, marches à reculons, chutes et postures inhabituelles, reconnaissance d’objets et de personnes, phénomènes concernant une hostie, comportements physiques difficilement explicables.

Puis il reproche aux défenseurs de Garabandal leur fascination pour ce qu’il appelle le « physicisme ». Pour ma part, c’est exactement l’inverse qui m’intéresse. S’il y a du physique, commençons par étudier le physique avant de décider qu’il s’agit de théologie. Lorsqu’un phénomène produit éventuellement des manifestations observables, la question n’est pas seulement : « Est-ce la Vierge ? » La première question devrait être : « Que s’est-il passé ? »

Et seulement ensuite : « Qu’était-ce ? » C’est exactement la distinction que j’ai appliquée à Fatima. Les enfants de Fatima rencontrent d’abord une mystérieuse « Dame ». La prétendue « identification » religieuse vient ensuite.

À Lourdes, Bernadette décrit d’abord Aquero — « cela » avant que le phénomène ne soit définitivement intégré à l’histoire catholique sous le nom de Notre-Dame de Lourdes. Bernadette déclare en Gascon Béarnais : « J’ai vu une fée (hadas) dans la « tutas » (trou à renard) de Massabielle ».

À Garabandal, nous recommençons immédiatement par la conclusion : « La Vierge est apparue. » Mais si nous voulons réellement pratiquer le discernement que réclame l’auteur, retirons provisoirement cette étiquette.

Il reste alors : quatre jeunes filles affirmant percevoir une ou plusieurs entités d’apparences humaines, accompagnées d’une quantité considérable de phénomènes inhabituels rapportés par les témoins.

Et là, le dossier change complètement de nature. Les rétractations ultérieures des voyantes ? Il faut évidemment les conserver dans le dossier. Mais une rétractation ne constitue pas davantage une machine à remonter le temps qu’une affirmation initiale ne constitue une preuve absolue. 

Qu’une femme devenue adulte doute de l’interprétation d’une expérience vécue adolescente ne démontre pas que l’événement initial n’a jamais existé. Cela démontre qu’elle doute. Et c’est parfaitement respectable.

Je vais même beaucoup plus loin que les « apparitionnistes » dénoncés dans cette tribune : je leur accorde le droit de s’être trompés depuis le premier jour. Elles peuvent avoir sincèrement observé quelque chose et s’être trompées en l’appelant « la Vierge ». Voilà une hypothèse qui permet simultanément de prendre au sérieux leurs observations, leurs hésitations et leurs rétractations.

Elle ne demande de jeter aucune partie du témoignage à la poubelle. Et surtout, elle évite une autre forme d’« apparitionnisme », beaucoup plus discrète : celle qui consiste à croire que toute entité lumineuse descendue du ciel doit nécessairement entrer dans une catégorie religieuse préexistante. Nous sommes en 2026. 

Le vocabulaire lui-même a changé. Les ufologues ont parlé d’extraterrestres. Les traditions ésotériques parlent d’entités ou de Maîtres ascensionnés. Les témoins religieux parlent d’anges et d’apparitions mariales.

Le vocabulaire contemporain consacré aux UAP emploie maintenant une expression volontairement beaucoup plus prudente : NHI — Non-Human Intelligence. Intelligence non humaine. 

Je ne sais pas ce qui s’est manifesté à Garabandal. Et contrairement à ce que laisse entendre le titre de cette tribune, je ne prétends certainement pas en savoir davantage que les voyantes.

Je prétends seulement une chose : elles pouvaient parfaitement ne pas savoir elles-mêmes ce qu’elles observaient. C’est une différence considérable.

Un Polynésien découvrant un avion militaire en 1943 pouvait décrire correctement ce qu’il voyait tout en se trompant totalement sur sa nature. Son erreur d’interprétation ne faisait pas disparaître l’avion. C’est toute la leçon du « culte du cargo » : lorsqu’un être humain rencontre quelque chose qui dépasse radicalement son univers conceptuel, il l’interprète avec les catégories dont il dispose.

En Cantabrie catholique, en 1961, quatre jeunes filles voyant une belle entité féminine céleste n’allaient évidemment pas parler de NHI. Elles allaient parler de la Vierge. Peut-être avaient-elles raison. Peut-être avaient-elles tort. Peut-être n’y avait-il rien. Mais il existe une quatrième possibilité que je refuse d’écarter simplement parce qu’elle dérange à la fois les croyants et les sceptiques : quelque chose était peut-être réellement là, sans être ce que nous avons décidé d’appeler Marie. Et c’est précisément pour cette raison que les phénomènes physiques de Garabandal m’intéressent tellement.

L’auteur demande avec quel droit, soixante ans après les faits, certains pourraient savoir mieux que les voyantes ce qu’elles ont vu. Je retournerais volontiers la question : Avec quel droit déciderions-nous, soixante ans après les faits, que les seules possibilités acceptables sont celles que notre théologie, notre psychologie ou notre matérialisme avaient déjà prévues ?

L’inconnu possède une caractéristique particulièrement agaçante : il n’est pas obligé de respecter nos classifications. Alors oui : soyons prudents.Écoutons les fillettes de 1961. Écoutons leurs doutes de 1966. Écoutons les femmes qu’elles sont devenues. Écoutons l’Église. Écoutons les sceptiques. Mais examinons aussi les phénomènes rapportés et acceptons une idée élémentaire : ne pas savoir ce qu’était Garabandal ne signifie pas savoir que Garabandal n’était rien.

L’auteur termine pratiquement son article par un humble : « Nous ne savons pas. ». Sur ce point encore, je suis entièrement d’accord. À une condition toutefois : que « nous ne savons pas » signifie réellement « nous ne savons pas » — et non « nous ne savons pas, mais uniquement à l’intérieur des explications que nous avons préalablement autorisées ». Car le véritable discernement ne consiste pas à choisir la case dans laquelle ranger l’inconnu. 

Il commence peut-être par accepter que la bonne case n’existe pas encore. A mon humble avis, la période 2026-2028 devrait apporter la confirmation de tout cela et de façon « bouleversantes ».

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Entre 1961 et 1965, dans ce petit village montagneux du nord de l’Espagne, quatre jeunes filles — Conchita González, Jacinta González, Mari Loli Mazón et Mari Cruz González — affirment être confrontées à une succession extraordinaire d’apparitions et de phénomènes extatiques.

Une fois encore, une entité céleste féminine est identifiée à la Vierge Marie. Une fois encore, des enfants constituent les principaux témoins.

Les apparitions de Garabandal se sont déroulées de 1961 à 1965, donc sur environ 4 ans et demi. La dernière expérience de Conchita est traditionnellement datée du 13 novembre 1965. Retenez bien ces chiffres : 13 et 11.

Certaines sources parlent de plus de 2000 apparitions. Le site consacré à Garabandal parle même de « près de 3000 apparitions publiques » entre 1961 et 1965.
Les apparitions pouvaient effectivement avoir lieu plusieurs fois dans une même journée ou durant la nuit.  Et c’est là que cela devient intéressant.
Si l’on prend 3000 apparitions sur environ 4,4 ans, cela donne en moyenne : 3000 ÷ environ 1 600 jours ≈ 1,9 apparition par jour.

Donc, lorsqu’on dit « plusieurs apparitions par jour », il faut comprendre que ce n’était pas nécessairement plusieurs apparitions chaque jour pendant toute la période. La fréquence était très variable. Une source historique indique d’ailleurs qu’après 1962, les apparitions régulières avaient largement cessé et que les expériences se poursuivaient de manière plus sporadique, notamment pour Conchita.

Exemple spectaculaire : Le 13 septembre 1961 : La chronologie détaillée de Garabandal rapporte que, entre minuit et 4 heures du matin, Loli et Conchita auraient connu environ 50 extases dans la maison de Conchita.

Cela change complètement la façon de comprendre le chiffre des « près de 3000 apparitions ». Une journée comme celle-là ne doit donc pas être comptée simplement comme « une apparition ». Si chaque extase correspond à une rencontre distincte avec la Vierge, le nombre peut monter très rapidement.

Une autre donnée importante : Une source historique consacrée à Garabandal indique que, pendant 1961 et 1962, Notre-Dame apparaissait plusieurs fois par semaine, et que les apparitions pouvaient avoir lieu aussi bien la nuit que le matin ou dans la journée.

Mais le site officiel du mouvement Garabandal avance un chiffre encore plus impressionnant : « près de 3000 apparitions publiques » entre 1961 et 1965.

Et il y a une distinction essentielle : « apparition » ≠ nécessairement « journée d’apparition ». Une même journée pouvait comporter plusieurs épisodes, et parfois un nombre considérable d’extases.

Par exemple : 13 septembre 1961 → ~50 extases rapportées en quatre heures.

C’est probablement l’un des éléments les plus importants pour comprendre comment on peut arriver à 2000–3000 manifestations sur seulement environ 4 ans et 5 mois.

Une fois encore, le phénomène s’accompagne de comportements physiques extraordinaires rapportés par de nombreux témoins : extases, regards fixés vers le ciel, chutes brutales à genoux, déplacements durant les extases, parfois en marchant en avant ou en arrière sans quitter des yeux ce qu’elles disent observer.

Et une fois encore apparaît cette notion fondamentale : Quelque chose doit se manifester dans le ciel.

Conchita annonce en effet un futur « Avertissement », phénomène qui, selon son récit, apparaîtra dans le ciel et sera simultanément perceptible dans le monde entier. Elle annonce également un « Grand Miracle », dont un signe visible devrait subsister après l’événement.

Ayez en-tête ces propos du Père Malachie Martin. 1997. « Le grand facteur déclenchant aura lieu dans le ciel, le ciel humain observer toujours le ciel…. Le signe de la Vierge apparaîtra dans le ciel, et c’est pour bientôt dans les 10 ou 20 prochaines années. Ce sera un choc pour tout le monde. Cela montrera que Dieu existe. Cela aidera ceux dont la foi hésite où vacille, mais ne convertira pas ceux qui ne croient en rien. Lorsqu’un jour de printemps vous verrez un signe dans le ciel tout commencera…. ». « …Observez toujours le ciel, cela commencera par là ».

Ces prophéties ne se sont pas réalisées à ce jour. Mais dans le cadre de cette enquête, ce n’est peut-être pas le plus intéressant. Car vingt-quatre ans seulement après Fatima, nous retrouvons à nouveau : Des jeunes témoins + une entité féminine venue du ciel + une identification mariale + des phénomènes physiques inhabituels + l’annonce d’une future manifestation céleste.

Il faut évidemment rester prudent. L’Église catholique elle-même n’a pas reconnu le caractère surnaturel des événements de Garabandal. Pourtant d’après les dires de Conchita, la principale des trois voyantes, durant 5 ANS.

Mais après Fatima, après les interprétations ufologiques de ces apparitions, après les textes consacrés aux « anges en astronefs », après la « Flotte Mariale » et enfin après l’apparition du mystérieux nom IMMACULATE CONSTELLATION, Garabandal prend une résonance particulière.

Et surtout, il nous oblige à élargir encore la question. Et si Fatima n’était pas un événement isolé ?

Et si certaines des grandes « apparitions mariales » de l’époque contemporaine constituaient différentes manifestations d’un même phénomène, chaque fois interprété selon la culture, la religion et les connaissances technologiques de ceux qui l’observent ?

À Fatima en 1917, on parlait de la Dame. À Garabandal en 1961, de la Vierge. Bernadette Soubirous parlait de « hadas » « fée » en Gascon. L’ésotérisme parlera de Maîtres ascensionnés. L’ufologie parlera d’extraterrestres. Aujourd’hui, nous parlons d’Intelligences Non-Humaines — NHI.

Peut-être avons-nous changé de vocabulaire beaucoup plus souvent que de phénomène.

Et si, depuis plus d’un siècle, nous regardions le même ciel sans avoir encore trouvé les mots pour décrire ce qui s’y manifeste ?

« IMMACULATE CONSTELLATION » : Enquête sur le mystérieux programme secret consacré aux OVNI.

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