Ruses d’animaux

Y aurait-il une théorie DARWINISTE propre au comportement de l’animal par rapport au chasseur et aux chiens ? Pourquoi dit on d’un sanglier : « s’il est devenu aussi gros c’est parce qu’il est plus intelligent que les autres ». Que font les palombes en bord de mer ? Voilà un exemple frappant d’un changement de comportement. Fréquentant des chasseurs de palombes, j’ai été frappé d’entendre que les palombes ne suivent plus leur route habituelle, passant au sommet des cols, mais qu’on les retrouve en bord de mer, passant à proximité du rivage ou au dessus des maisons, notamment au pays Basque. Comme si après s’être fait canardé plusieurs fois, un ou plusieurs « leaders » avaient remarqués que passer au dessus des villes ou en bord de mer ne présentaient aucun danger. Par contre le cas de ce lièvre dénote une intelligence que l’on qualifiera de supérieure.

C’est un chasseur qui traque toujours le même lièvre avec ses chiens et qui chaque fois que ces derniers arrivent au bord d’un ruisseau, perdent sa trace. Les chiens levaient le lièvre mais le perdaient systématiquement. Jusqu’au jour ou un pêcheur non loin de là a vu le manège. Le lièvre effectuait un bond de plusieurs mètres sur un arbre un peu penché, montait en haut de l’arbre et les chiens perdaient sa trace. Avant de se giter, un lièvre fait un grand bond de plusieurs mètres pour que les chiens n’arrivent pas directement là où il dort. Quand on chasse le lièvre il faut s’arrêter tous les quinze mètres et regarder derrière soi, parce qu’il attend que vous le dépassiez et ne démarre que lorsque le chasseur s‘arrête. Quand les chevreuils sont en troupeau, le male pousse les femelles à démarrer, il passe le dernier. Les cerfs aussi font cela.

La bécasse et le saut dit « du crapaud » qui consiste quand elle est levée, à faire un saut arrondi de 7 à 8 mètres à droite ou à gauche puis qui revient en « piétant » à l’endroit où elle s’est envolé. Le chasseur là cherche partout sauf là évidemment là où elle s’est levée. Le faisan s’aplatit par terre et s’envole au denier moment. La bécasse, une spécialiste pour s’envoler dans l’alignement du pin, qui oblige le chasseur à tirer en plein dans l’arbre ! Cela m’est arrivé avec un énorme cochon dont l’arrière train dépassait de chaque coté de l’arbre ! Impossible de tirer. Quand on entend les chiens tourner en rond dans la forêt on sait que c’est un chevreuil, celui-ci fait des cercles concentriques en revenant sur ces traces pour perdre les chiens. Le cerf lui, « tire des bords » reviens en arrière, et reprends une autre direction. Le sanglier, se gite souvent prés des chevreuils, qui démarrent les premiers quand les chiens arrivent, délaissant celui-ci. Un renard qui passe est très souvent annonciateur de la présence d’un sanglier pas loin derrière. Quand on a la chance de tuer un sanglier de plus de 100 kg, c’est souvent un « dérobé » et dans un endroit inattendu. Un forestier Basque me disait que les sangliers repèrent la nuit les postes occupés par les chasseurs pour ensuite les éviter. Légende ?

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