Interdiction des avertisseurs de radars sur GPS et smartphones

Suite à la publication du décret interdisant les avertisseurs de radars, l’infraction est punie de 1500 euros d’amende et de six points retirés sur le permis de conduire. Par « avertisseur de radars » on entend l’application qui consiste à signaler un radar fixe ou mobile, que cette application soit dans un tél mobile ou un gps autonome, à l’exception des mises à jour légales transformant ces avertisseurs de radars en avertisseurs de « zone dangereuses ».

Décret n°2012-3 du 3 Janvier 2012

Il permet ainsi, à titre principal :

– d’interdire la détention, le transport et l’usage des « avertisseurs de radars », interdiction sanctionnée d’une amende de 1 500 € et d’un retrait de six points du permis

– d’aggraver les sanctions réprimant l’usage d’un téléphone tenu en main (l’amende passe de 35 à 135 € et le retrait de points de deux à trois points), le visionnage d’un écran de télévision (NDR : Ne vous laissez pas abuser par le terme, les téléphones sont équipés d’écran de télévision) (l’amende passe de 135 à 1 500 € et le retrait de points de deux à trois points) ou enfin la détention d’une plaque d’immatriculation non conforme (l’amende passe de 68 à 135 €) ;

– de porter l’amende sanctionnant la circulation sur une bande d’arrêt d’urgence de 35 à 135 € et d’instituer cette même sanction pour les cas de franchissement de la bande d’arrêt d’urgence ;

– de réprimer l’absence d’usage d’un éthylotest antidémarrage dans les cas où le véhicule doit en être obligatoirement équipé.

– de rendre obligatoire, pour les usagers de véhicules à deux roues motorisés d’une cylindrée supérieure à 125 cm3, le port d’un vêtement muni d’un équipement rétro-réfléchissant ».  Cette obligation n’entrera toutefois en vigueur qu’en janvier 2013. Fin de citation.

L’amende peut être assortie sur décision du juge d’une suppression de trois ans du permis de conduire, et même de la confiscation du véhicule « lorsque le dispositif qui a servi ou était destiné à commettre l’infraction est placé, adapté ou appliqué sur un véhicule ». Ce qui est typiquement le cas des GPS embarqués dans les tableaux de bord. Le décret condamne également l’usage d’un écran autre qu’un GPS dans le champ de vision du conducteur. Pour cette dernière infraction, l’amende passe à 1500 euros, le retrait à 3 points. Là aussi, à moins qu’il s’agisse d’un lecteur de DVD portable, on ne voit pas comment les forces de l’ordre pourraient vous obliger à montrer l’utilisation que vous faites de votre téléphone. Un beau bordel en perspective !!!! Le GPS s’affiche en mode carte ? c’est légal. Pas d’affichage = pas légal ! Mais le gendarme a t’il le droit de vérifier lui même l’application ? pas que l’on sache ! Si vous êtes vraiment en mode « carte », autant cliquez sur l’écran pour montrer que vous êtes de bonne foi. Attention ! Il est question d’obliger les constructeurs et ou distributeurs de fournir à leur client une attestation de conformité de leurs appareils lors d’un contrôle de police. C’est une mesure qui est à l’étude. A terme, les forces de l’ordre pourraient exiger un certificat de conformité remis par le fabricant. Tous les GPS autonomes et autres applications sur smartphone non transformés, deviennent illégaux, sauf ceux qui transforment ces avertisseurs de radars en avertisseurs de « zones dangereuses ». Une belle façon de se tirer une balle dans chaque pied à quelques mois de la Présidentielle. On va voir ce qu’il va se passer quand on verra les reportages sur les premières saisies, sachant que 90 % des utilisateurs ne sont et ne seront même pas informés ! Avant toute chose, l’utilisation du kit main libre n’est pas interdite ! Encore heureux ! Ce qui est interdit c’est d’avoir le téléphone « tenu en main ».

BILAN : Encore heureux, le kit main libre auto contrairement à la Suisse continue à être autorisé. Contrairement à ce que croit certaines associations, ce serait une stupidité sans nom de le supprimer. Au lieu d’expliquer bêtement que téléphoner en conduisant c’est dangereux, il ferait mieux de donner quelques règles simples pour téléphoner en conduisant ! Vu que j’ai commencé à utiliser un « téléphone de voiture » en 1990 (22 ans !), je connais un peu le sujet !

  1. On ne négocie pas une affaire en conduisant, même avec un  main-libre ! On s’arrête ou on rappelle !
  2. On se contente de faire court : acheter le pain, annoncer un retard, faites moi çi ou ça, etc…
  3. Le danger c’est de s’immerger dans une conversation ! Soyez schizophrène, un qui regarde la route, l’autre qui se contente d’écouter FROIDEMENT !
  4. Si vraiment vous êtes obligé de rentrer dans un échange et qu’il ne soit pas possible de s’arrêter, je vous livre mon truc : Fixer intensément la route devant vous ou celui qui vous précède, déconnectez le « cerveau émotionnel », ne laissez travailler que votre oreille. Si vous entrez dans l’émotion ou en immersion, vous allez défocaliser et votre champ de vision va se brouiller. Et là ça ne pardonne pas ! Pour les accros des sms, l’application SIRI de l’iphone 4S permet d’envoyer des sms en parlant. Là aussi autant attendre l’arrêt du véhicule.

Vous êtes un gros rouleur, vous avez intérêt à posséder un smartphone avec les applications GPS TOMTOM et COYOTE pour vous signaler les zones dangereuses fixes (radars fixes) et les zones dangereuses temporaires (radars mobiles).

Un mot sur le COYOTE, leader sur le marché :

  1. COYOTE sur smartphone : 1 mois gratuit et 50 €uros d’abonnement par an pour recevoir les alertes en direct. L’avantage quand vous changez de véhicule c’est que toute l’intendance suit. C’est beaucoup plus rentable que d’acheter le boîtier seul.
  2. COYOTE dans boîtier autonome : 4 mois gratuit à l’achat. 12 €uros par mois ou 144 €uros par an. Possibilité d’acheter un mois seul pour par exemple partir en vacances.

A noter la position sans doute plus intelligente des Anglais : Le gouvernement britannique autorise l’utilisation du service Radars TomTom en cas de vitesse trop élevée afin d’éviter les comportements dangereux sur la route. En outre, le gouvernement du Royaume-Uni donne les indications suivantes sur les services Radars sur les systèmes de navigation : « Le Gouvernement n’interdira pas les appareils utilisant le système GPS pour avertir les conducteurs des emplacements de radars ou des limites de vitesse connus. De fait, ceux-ci sont conformes à la politique du Gouvernement, qui souhaite s’assurer que les emplacements de radars sont visibles pour les conducteurs, afin de contribuer à la réduction des dépassements de vitesse sur les routes. »

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