Actualisation Juin 2017. RD+P : « Rendement Distance+Poids ». Un autre mode de calcul.

Chers lecteurs, j’ai essayé de trouver de trouver par le biais d’une formule mathématique simple, un autre mode de calcul qui nous donnerait un rendement théorique en fonction d’un poids, d’une vitesse, le tout pour une distance donnée et ce dans n’importe quel calibre ce qui CQFD, ouvre la voie à une comparaison entre calibres. Les feuilles de données sous Excel et en PDF sont téléchargeables à la fin de l’article.

21/06/2017. Une erreur s’était glissée dans les feuilles de calcul EXCEL, j’avais oublié de mettre les sommes à additionner entre parenthèses. Au lieu d’écrire : =(A1+D1)/2 j’avais rédigé la formule suivante : =A1+D1/2. Au final, l’erreur était minime (allez comprendre pourquoi !) mais elle existait et donc j’ai remis à jour tous les fichiers ainsi que toutes les captures d’écran. L’article est plus lisible. J’en ai profité pour ajouter le 308 en 14.3 grammes.

attention

Ce mode de calcul n’a aucune prétention scientifique, c’est une approche différente, qui apporte malgré tout quelques enseignements. Les chiffres sont par nature impartiaux. Le but de cette formule est de pouvoir donner à tout un chacun une méthode simple pour comparer plusieurs balles y compris de calibres différents à différentes distances et en dehors de tout « Pifomètre ».

Même si l’on sait que la structure des balles joue un très grand rôle, elle n’est pas prise en compte dans ces calculs, du moins pas dans la première partie de cet article, mais dans la seconde. Le but de cette formule est de pouvoir donner à tout un chacun une méthode simple afin d’évaluer l’efficacité d’une balle par rapport à son poids, sa vitesse et dans un calibre donné.

RD+P : « Rendement Distance+Poids ». La formule est la suivante : Poids de la balle + vitesse divisé par 2 = RD+P. La limite haute est de 407, la limite basse de 318. La division par 2 est un coefficient neutre, afin d’éviter des chiffres à rallonges. C’est également plus facile à retenir.

Comment ces chiffres 410 et 318 ont-ils été obtenus ? J’ai commencé par triturer les chiffres de balles aux qualités connues et reconnues, celles de 14.3g en 300 WIN Mag et celles de 13g en 30.06 pour le RD+P maximum et la 11.3g pour le RD+P minimum. Preuve par l’absurde : Faire voler une balle de 14.3g à 1000 m/s ne la rendrait pas plus efficace, son RD+P dépasserait les 500.

Pourquoi un rendement maximum de 407 ? J’ai eu un parti pris dés le départ en considérant que ces deux balles : 14.3g en 300 WIN Mag et 13g en 30.06 représentaient la balle idéale de 0 à 300 mètres et qu’il fallait qu’elles constituent toutes les deux, le socle de mes calculs. Les résultats sont tellement étonnants qu’il est possible que je sois tombé pile sur le bon ratio.

Pourquoi un rendement minimum de 318 ? Idem pour ce rendement minimum, j’ai pris le parti de choisir la 11.7g de NORMA en 30.06. J’ai considéré que 613 m/s à 300 mètres représentaient un rendement minimum.

Au sein d’un même calibre, pour un poids et une vitesse initiale identique, la structure de la balle influe en plus ou en moins sur la vitesse. Cas de la 308 en 11.7g Nosler Partition, même poids et même vitesse initiale et pourtant 54 m/s de moins à 300 mètres pour l’ORYX. Le rendement maximal pour un poids et une distance donnée est celui qui se rapproche le plus de 407, sans le dépasser. Sachant qu’au-delà, de 407, c’est trop de puissance, cela nuit à l’efficacité et au dessous de 318 c’est insuffisant.

Ces calculs font apparaître plusieurs choses intéressantes.

Le but de cette formule est de pouvoir donner à tout un chacun une méthode simple afin d’évaluer l’efficacité d’une balle par rapport à son poids, sa vitesse et dans un calibre donné.

 

  1. Ces calculs confortent la place de chaque calibre dans une catégorie : battue (0 à 100 -vrais- mètres) ou « longue» distance plus de 100 -vrais- mètres.
  2. Certains comme le 13 g sont très polyvalents (même si je déteste ce terme que l’on met à toutes les sauces) et on comprend pourquoi de vieux tireurs expérimentés comme les Québécois et/ou les Américains, pratiquant le tir à l’approche et à « longue» distance, le contraire de l’Europe (tir de battue à « courte » distance) tirent des « boulets » (balles en Québécois) de 13 g et non pas la 14.3 en 30.06. Je dirai même que tout s’explique ! Avec pour la 13g un RD+P de 364 à 100 -vrais- mètres et 324 à 200 mètres on a une vraie polyvalence, ce qui n’est pas le cas du 14.3g qui reste un vrai calibre de battue avec un RD+P  idéal se situant à 150 mètres environ. Pour un tir -EFFICACE- à la distance légale de 300 mètres, il faut prendre l’ORYX (10,7g) de NORMA avec son RD+P de 325 ou compter sur la puissance de relance de la SAF de NORMA (11.7g) avec un RD+P de 312, un peu au dessous de la limite basse. Mais on peut ccompter sur l’effet masse-marteau de la SAF.
  1. Ces calculs confirment mathématiquement que le 270 et le 300 Win Mag dans un poids inférieur à 13g n’ont rien à faire dans des tirs de 0 à 100 mètres sauf à « magnumiser«   (©Philippe.Grand-gibier.eu) le tir en augmentant le poids.

Vo = (vitesse initiale), V100 = (vitesse à 100 mètres), V200 = (vitesse à 200 mètres).

 

  • 270 : 9.7g :
  • En Vo 440 de RD+P.
  • À 100 mètres = 399 de RD+P.
  • À 200 mètres = 360 de RD+P.
  • 270 : 7.1g
  • En Vo : 494 de RD+P.
  • À 100 mètres : 449 de RD+P.
  • À 200 mètres : 408 de RD+P.
  • À 300 mètres : 368 de RD+P.
  • Commentaire : Avec une balle de 7g il faut atteindre 200 m pour avoir un rendement optimal. Mais l’efficacité va au-delà des 300 m : 368 de RD+P par rapport à la limite basse de 318. Cette balle garde donc  toute son efficacité au-delà de 300 m. C’est une balle pour des tirs d’au moins 100 mètres et encore en ne descendant pas au dessous de 9g.

30.06 : le poids de 13g s’impose comme le plus polyvalent de 0 à 200, voire 300m. En Vitesse initiale il est à 407 de RD+P et encore à 324 de RD+P à 200 m.

  1.  300 WIN MAG : En Vo (Vitesse initiale) et en tir à courte distance -0 à 50m- toutes les données sont catastrophiques, à part la 14.3 grammes, toutes dépassent la limite de 407 de RD+P. En V100 on rentre dans les clous à partir de la 13g. Pour les balles légères de 10 à 11g, et notamment la fameuse 180 GRAINS (11 grammes), il faut attendre 200m pour obtenir un rendement optimal

7 REM : Encore plus intéressant ! En Vo (Vitesse initiale) le RD+P est catastrophique tous poids confondus. RD+P à 100 « VRAIS » mètres : 399 pour la 11 g.  Le meilleur choix pour un tir à 200 -vrais- mètres semble être la 9.1g avec ses 400 de RD+P. Si on prend en compte la structure de la TSX (pour schématiser : une FMJ expansive) de 9.1g on peut dire que l’on a à faire ici à une redoutable combinaison : 7REM+TSX+9g. A 300 mètres elle est encore très efficace avec un RD+P de 364, loin du seuil minimum de 318. Ce mode de calcul confirme que le 7REM est bien un calibre de 200 à 300 mètres.

Cas du 338 : C’est du 8mm sur-vitaminé. En 14.9g il ne commence à donner tout son rendement qu’à partir de 100 -vrais- mètres, mais il garde tout son punch à 300 mètres avec un RD+P de 313. C’est le calibre préféré de Jean Pierre MENU. Il le trouve plus doux et plus polyvalent que le 375 HH. Sans doute avons-nous là le calibre parfait par excellence. En effet, comme pour me donner raison, son RD+P à 50 mètres est pile de 407 et reste dans les limites requises à + de 250 mètres.

Et la structure dans tout ça…

La structure de la balle qui est le 2ème facteur à prendre en compte après le poids reste primordiale sur le terrain. La vitesse n’arrivant qu’en 3ème position. Ce calcul du RD+P étant posé, quelle influence aura la structure sur l’impact initial et surtout sur le « post-impact ». Les propriétés (structures) de ces balles modernes, changent complètement la donne !

Prenons 2 balles aux propriétés diamétralement opposées, toujours chez NORMA, qui constitue selon moi, LA référence (avec SAKO) : La KALAHARI et la Swift A Frame.

La KALAHARI est une balle dont le noyau antérieur est conçu pour se fragmenter en plusieurs pétales à l’impact. La partie avant se désintégrant, il ne faut pas demander à la partie arrière une puissance de choc particulière notamment à grande distance, s’agissant je le rappelle d’une balle pour le tir d’approche, donc loin. C’est une belle réussite sur le plan marketing, dans la réalité, 100, 200 ou 300 mètres rien ne vaut une balle homogène qui relance l’expansion… Mais bon, commercialement parlant, du moment que les petits copains d’en face sortent une balle « d’approche » tout service marketing qui se respecte doit le faire aussi. C’est leur avis, ce n’est pas le mien, mais les décideurs des services marketings ne connaissent rien aux besoins des clients !

La Swift A Frame (abrégé : SAF) est une balle dont l’avant champignonne à l’impact sans se désintégré et dont l’arrière assure un double-effet KIS-COOL en relançant la pénétration initiale. Il y a en fait deux pénétrations successives par effet « masse-marteau ». Prenons maintenant une balle intermédiaire, l’ORYX. Elle champignonne à l’impact, abandonnant son énergie sans se fragmenter mais sans se relancer non plus, comme le fait la SAF. Mais bon, elle marche très bien aussi, j’en sais quelque chose…!

Pour moi, si les gens de NORMA me lisent, il manque une SAF de 13 g en 30.06 avec un arrière en « boat tail » (arrière -fuyant- de bateau), volant grosso-modo à un peu plus de 800 m/s, pour obtenir un RD+P de 318 à 300 mètres, une balle qui ferait aussi bien en battue, qu’à 300 mètres.

boat tail

L’argumentaire serait : « Au lieu d’acheter une boîte de balle pour l’approche et une boîte de balle pour la battue, vous avez une boîte de balles, efficace de 0 à 300 mètres ! »

Deux facteurs entrent donc en compte : La distance à laquelle on tire et/ou le poids de l’animal. Plus la distance augmente, plus la balle doit avoir une certaine pêche à l’impact. Mais pour avoir de la pêche à l’impact encore faut-il conserver une certaine cohésion. CQFD : A distance égale, une SAF restituera toujours plus de puissance qu’une ORYX même si le RD+P de la SAF est inférieur.

Je prends l’exemple du 9.3×62 : En 15g, le RD+P de l’ORYX est de 356 à 100 mètres contre 337 pour la SF en 18g. Sur le papier, la 15g est donc plus puissante que la 18g. Oui mais sur  le terrain c’est faux ! Car la structure de la 18g est une SAF et qu’à l’impact elle va relancer l’expansion. C’est le fameux effet KIS-COOL « masse marteau ». Le summum de l’efficacité étant la balle FIER avec non pas deux pénétrations successives mais trois… !

Si on s’amuse à faire du rétro-calcul, on peut dire qu’en 308 chez NORMA, la balle qui reste à inventer et qui posséderait une excellente efficacité en poids, structure et vitesse serait une SAF de 11.7 qui serait dans les clous du RD+P à toute distance de « 0 » à 300 mètres.

AU FAIT ! MAIS ELLE EXISTE CETTE BALLE! 😉 C’est la NOSLER PARTITION (autre nom concurrent de la SAF) de 11.7g :

  • RD+P de 404 en vitesse initiale et donc à très courte distance.
  • RD+P de 373 à 100 mètres.
  • RD+P de 344 à 200 mètres.
  • RD+P de 316 à 300 mètres.
  • La HORNADY INTERLOCK de 14.3 grammes dont j’ai découvert l’existence (Mai 2017) reste très efficace à 200 mètres, voire 250 mètres, avec un RD+P de 306 à 300 mètres et un RD+P de 337 à 200 mètres.

Pour télécharger le fichier de deux pages au format PDF, cliquez ICI.

Pour télécharger le fichier de deux pages au format EXCEL, vous pourrez ajouter ou retrancher vous même vos propres données, aucune cellule n’est verrouillée, cliquez ICI.

J’attends donc vos commentaires, contradictions, vos désaccords. Vous pouvez d’ors et déjà accéder aux commentaires qui sont ci-dessous.

On parle de cet article sur le forum : SANGLIER.NET

forum sanglier.net bis

Citation extraite du forum SANGLIER.NET : « Ce qui est sur c’est que, si tu lis tout le blog, il me parait difficile de passer à coté de bon nombre « d’originalités » qui sont déduites de rien et apparaissent par des raisonnements plutôt curieux, surtout dans le domaine de la balistique. Sur le forum il s’est souvent heurté à ses contradictions pas toujours facile à défendre. Sur un blog les contradictions des uns et des autres, qui pourraient montrer que certaines affirmations sont fausses, n’apparaissent pas à la suite de l’article, c’est plus confortable ». forum sanglier.net

Droit de réponse : Il existe au bas de cet article et de chaque article, un espace dénommé « Commentaires » qui sert à s’exprimer et à exprimer ses désaccords.

  • J’attends donc avec impatience des exemples nombreux et variés  :
  • « Les raisonnements curieux ».
  • « …..des contradictions pas toujours facile à défendre ».
  • « ……..originalités » qui sont déduites de rien et apparaissent par des raisonnements plutôt curieux, surtout dans le domaine de la balistique ».
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7 thoughts on “Actualisation Juin 2017. RD+P : « Rendement Distance+Poids ». Un autre mode de calcul.”

  1. Bonjour et merci pour ce blog passionnant que je viens de découvrir via chasseurs et compagnie. Je trouve la démarche excellente de proposer un calcul pour évaluer l’efficacité d’une munition selon sa pratique (donc distance) de chasse). Une question tout de même: vous partez du postulat que le 300wm et 30.06 sont des munitions excellentes à un certain poids, et même si je partage volontiers cet avis, sur quel critère factuel se porte ce choix, autre qu’avoir pu constater dans la pratique que c’est efficace? Autre point, je chasse quasiment exclusivement en battue avec une blr tracker en 30.06. Et outre que jadore tirer avec cette arme (rapidité, sécurité, confort de tir…) je sais pertinemment qu’un canon de 47 est trop court pour du 30.06, ça me fait un joli lance flammes. Comment calculer la perte de vitesse d,une ogive selon un écart de longueur de canon vs une longueur de canon de référence utilisée pour les données balistiques communiquées par le fabricant? En résumé j’aimerais calculer les distances entre lesquelles ma blr est efficace avec son canon trop court dans l’intervalle des deux valeurs que vous proposez. Mais suis-je clair?
    Merci pour votre retour.

    1. « vous partez du postulat que le 300wm et 30.06 sont des munitions excellentes à un certain poids, et même si je partage volontiers cet avis, sur quel critère factuel se porte ce choix, autre qu’avoir pu constater dans la pratique que c’est efficace ? »
      Contrairement à ce l’on pourrait croire de prime abord, le postulat de départ n’a pas été annoncé suite à une pratique « de terrain » mais à une somme de connaissance intellectuelle et livresque MAIS QUI ELLE VENAIT BIEN DU TERRAIN !!!

      « je sais pertinemment qu’un canon de 47 est trop court pour du 30.06, ça me fait un joli lance flammes. Comment calculer la perte de vitesse d,une ogive selon un écart de longueur de canon vs une longueur de canon de référence utilisée pour les données balistiques communiquées par le fabricant? En résumé j’aimerais calculer les distances entre lesquelles ma blr est efficace avec son canon trop court dans l’intervalle des deux valeurs que vous proposez ».

      Ce site existe depuis 11 ans, d’après ce qu’ont m’ont dit certains experts, les poudres ont évoluées et seraient pour certaines plus compatibles avec les canons courts. Le probléme c’est de les trouver ! Je dénonce avant tout la question des canons courts plus pour le côté marketing que pour le côté efficacité proprement dit. Autrement dit, ce qui m’énerve c’est que l’ont réduit la longueur des canons mais on augmente le prix de vente et on veut faire avaler aux clients qu’il faut changer d’arme. Je pense qu’il y a d’autres innovations possibles dans les armes sans passer par une diminution des canons.
      Pour répondre à votre question portant sur le calcul, il faudrait faire des mesures de vitesse à différentes distances avec la même balle. Mais sachant que quand on tire en battue, même avec un lance-flamme de 47 cm ça reste quand même redoutablement efficace aux distances de battue. L’important dans les 100-150 mètres maxi c’est la précision de la balle, que les trous soient bien ronds et pas en « trou de serrure ». Mais comme je dis, si on ne pousse pas un coup de gueule, à quelle longueur vont ils s’arrêter ???

      1. Merci pour ces eclaircissements. Je vais me faire prêter un chronographe et mesurer la Vo en stand sur un canon de 47 pour la comparer à celle donnée par le fabricant.

  2. Démarche intéressante d’un vrai passionné mais qui ne va pas manquer de susciter des commentaires. Je ne suis pas sûr d’avoir tout compris.
    Je m’interroge: pourquoi considérer que l’efficacité maximum se situe entre 318 et 407 de RD+P? (Vous reconnaissez démarrer d’un parti pris). Pourquoi plus de 407 ce serait trop et moins de 318 pas assez?
    Comment expliquer qu’une V-Max de 7,1g en .270W a plus de « pêche »(trop?) qu’une Swif A-Frame de 25,6g en .416 Rigby, (RD+P: 453 contre 347)?
    Même si cela conforte ma conviction de la supériorité des calibres lourds et lents en battue et de l’importance d’obtenir une vitesse « idéale » à l’impact selon la distance en jouant sur le calibre et le poids de balle (sans oublier la structure, c’est essentiel), je saisis mal pour l’instant la justification mathématique.
    Bravo pour l’initiative, je vais me replonger dans vos chiffres et vos formules.

    1. Merci pour vos remarques, je lis effectivement les réactions. Pas de commentaire à faire sur ces dernières.

      Comment expliquer qu’une V-Max de 7,1g en .270W a plus de « pêche »(trop?) qu’une Swif A-Frame de 25,6g en .416 Rigby, (RDP: 453 contre 347)? »
      J’ai bien préciser d’entrée que : « ….On ne peut comparer ce « RD+P » (« Rendement Distance/Poids ») qu’à l’intérieur d’un seul et même calibre. Ces calculs ne sont valables que pour la chasse et dans la limite des 300 mètres ».

      « Je m’interroge: pourquoi considérer que l’efficacité maximum se situe entre 318 et 407 de RDP? (Vous reconnaissez démarrer d’un parti pris). Pourquoi plus de 407 ce serait trop et moins de 318 pas assez ?
      J’ai écrit : « Comment ces chiffres 410 et 318 ont-ils été obtenus ? J’ai commencé par triturer les chiffres de balles aux qualités connues et reconnues, celles de 14.3g en 300 WIN Mag et celles de 13g en 30.06 pour le RD+P maximum et la 11.3g pour le RD+P minimum. Preuve par l’absurde : Faire voler une balle de 14.3g à 1000 m/s ne la rendrait pas plus efficace, son RD+P dépasserait les 500 ».
      Une fois ceci dit, je suis un peu embêté parce que j’ai travaillé sur cette formule trois jours en triturant les chiffres dans tous les sens et impossible de me rappeler par quel raisonnement exact j’en suis arrivé à ces deux chiffres 407 et 318. Je n’arrive pas à refaire le chemin à l’envers ! Pourtant tout cadre ! Le 300 WIN mag donne bien tout son rendement au delà de plus de 100 mètres et le 7REm au delà 150-200m. Je lis sur le forum : « En fait la méthode est simple et efficace. On décrète des résultats, on fait une usine à gaz et ça confirme…les résultats ! ». Mais c’est faux ! Je ne décrète pas des résultats !
      Au départ je me suis amusé sur un coin de table à mélanger des tas de données entre-elles, je cherchai un modèle mathématique. Tout est mathématique, l’univers est mathématique. Donc je me suis dit il doit bien y avoir une formule qui permette de dire quel poids et quelle vitesse pour une distance donnée. Je me suis pris au jeu mais pendant deux jours j’ai interpréter les résultats à l’envers, puis après deux nuits passées, tout d’un coup ça c’est décanté, mais maintenant impossible de refaire le chemin inverse.
      Après comme je dis ce sont des données empiriques, ce n’est pas parce qu’on est un peu au dessus ou un peu au dessous que l’on est pas dans les clous. Cela dépend aussi de la structure. Mais je me conforte dans l’idée que j’ai raison car la preuve par l’absurde fonctionne : Preuve par l’absurde : Faire voler une balle de 14.3g à 1000 m/s ne la rendrait pas plus efficace, son RD+P dépasserait les 500.

      La justification mathématique sert à sortir du cadre habituel : moi j’ai fait ceci, moi j’ai vu cela, j’ai obtenu ceci ou cela. J’ai recherché une formule mathématique intangible,, la même pour toutes les balles et il s’avère comme dit plus haut que tous les calibres rentrent dans leurs catégories (distances) respectives ! C’est ça en fait qui m’étonnes le plus.

      PS : J’aimerai bien que l’on cite des exemples précis concernant ce que dit un modérateur de sanglier.net : « Enfin à conditions de savoir que la bonne volonté ne conduit pas forcément à la connaissance et que certaines des vérités assénées sur ce site sont considérées comme fausses voir totalement farfelues par bon nombre de vrais spécialistes ou amateurs éclairés ».
      Parce moi j’ai reçu ceci comme commentaire au sujet de cet article « PARTITION, A-FRAME, noyau classique ou monométallique quelle différence ? ». Cet article a fait l’objet du commentaire personnel d’un expert judiciaire, premier labo de privé de balistique en France (en activité donc je ne peux pas citer son nom) en : Armes, Munitions, Balistique, Pyrotechnie : « Votre article sur les expansions des différents types de balles est excellent ». DONT ACTE !

    1. merci ! Je cite : « Quand », c’est le French « qu’en qu’en ». Aucune base sérieuse, à mon humble avis ».
      Ma réponse : La base repose repose sur les chiffres fournis par NORMA ! Après on peut discuter de l’interprétation, mais certainement pas de la base !

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