Humour Militaro-industriel : « Canon long et vitesse accrue pour une plus grande puissance d’arrêt”…

Grexit militaro-industriel (Jeux de mots)

Ne riez pas c’est authentique ! Ce sont les caractéristiques d’un nouveau fusil d’assaut, le F90 vendu aux « buveurs d’eau chaude » de l’hémisphère sud et qui pourrait bien remplacer à terme le FAMAS. A la décharge des concepteurs, il s’agit d’une caractéristique innovante vendue par le service de communication de cette célèbre entreprise Française qui porte le nom d’un mathématicien Grec non moins célèbre. Comme quoi la communication en matière d’armes devrait être confiée à des tireurs…!

mathématicien grec

En résumé, ce qui permet d’obtenir non pas de « la puissance d’arrêt » ou « stopping power », terme que je récuse totalement et que j’ai remplacé par « pouvoir d’écrouler » c’est d’abord et surtout un poids de balle suffisant, une structure adéquate mais dans le cas des lois de la guerre on reste sur du FMJ, quoique l’on puisse « jouer » avec le centre de gravité comme les balles Russes et Yougoslaves… Bien sûr, cette arme est en 5.56. Sachez quand même qu’une balle de 5.56 pèse de 3 à 5 grammes (c’est du 22 LR ! ;-)), alors qu’il nous faut à la chasse pour écrouler un animal de 50 à plus de 100kg, des balles d’au moins 13 grammes, hors atteinte du système nerveux. Voir les articles consacrés au 7.62 vs 5.56 dans la rubrique : GEOSTRATEGIE.EU : Aspects militaire”. Après on s’étonne qu’avec des balisticiens de ce niveau, notre TIGRE national possède un canon dont la précision à 900 mètres, égale celle d’un pommeau d’arrosage ! « Mali : Opération SERVAL : Les hélicoptères Gazelles Français non éligibles aux impacts de 7×62… ! De la précision des « griffes » du TIGRE… »

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8 thoughts on “Humour Militaro-industriel : « Canon long et vitesse accrue pour une plus grande puissance d’arrêt”…”

  1. Ce débat doit se résumer à ceci: quelle énergie a la balle au moment de l’impact à 500 mètres? Comparons par exemple l’énergie à 500 mètre d’une Federal Nosler Ballistic Tip de 55g en .223 à une de 150g en 308 win sur http://gundata.org/ballistic-calculator/
    La petite a 338 J alors que la grosse a encore 1153 J. C’est 4 fois plus!!!

    Donc après, il va falloir m’expliquer comment on fait plus de dégats avec 4 fois moins d’énergie!!!

    1. Parce que votre postulat de départ est faux tout simplement !
      Je l’ai expliqué dans plusieurs articles, les joules n’ont aucune signification. Ce qui compte c’est d’abord, SURTOUT ET EN PREMIER : La structure de la balle, sa composition, puis son poids et ensuite la vitesse en partant du principe que la vitesse est corrélée au poids de la balle. Les fabricants de cartouches ne sont pas des fantaisistes.

  2. “Canon plus long = vitesse à la bouche accrue = puissance d’arrêt accrue” : vrai. Enfin presque car au-delà de 20” ça baisse (mais remonte vers les 22-26” sur certaines munitions) : les caractéristiques balistiques optimales de la 5,56×45 sont obtenues avec un canon de 20 pouces, le cas du F90 et d’autres armes bullpup, trop encombrant sur un FA d’architecture traditionnelle.

    – Canon 10” (fréquent chez les FS) : 780m/s, pression 11500psi ;
    – Canon 14.5” (type M4 ou 416 classiques) : 820m/s, pression 8200psi ;
    – Canon 16” (type M16 classique) : 850m/s, pression 7200psi ;
    – Canon 20” (type Famas, F90, VHS) : 1000m/s, pression 5700psi.

    D’où relèvement important sur des 10” (pire encore avec modérateur) et balistique terminale compromise au-delà de 300m, quand un 20” délivre encore une énergie considérable à 600m.

    Simple : e = 1/2mv2. Moitié de la masse et carré de la vitesse. Celle-ci est donc déterminante. Petit calibre x grande vitesse = grande puissance. Et qui dit grosse balle lourde dit grosse puissance d’arrêt à courte portée certes mais perte rapide d’énergie avec la distance (exemple : .45 ACP).

    A 600m, entre un 14.5” et un 20” les différences sont considérables, en énergie délivrée, comme en flèche et en dérive :
    – 14.5” : 250J, flèche 2,5m, dérive 1,8m ;
    – 20” : 350J, flèche 1,9m, dérive 1,5m.

    Quand à la balle, elle n’a rien à voir avec celle de la .22LR. Elles ont un diamètre en commun (et encore, approximativement). Formes, caractéristiques de balistique interne, externe, et terminale sont totalement différentes. Vous constaterez qu’à 600m une 5,56×45 délivre toujours plus à l’impact qu’une .22LR à moins d’1m de distance.

    De plus la puissance d’arrêt est loin d’être le seul paramètre pour les munitions de guerre, la balistique terminale étant étudiée pour d’autres effets physiques comme psychologiques. De fait si la puissance d’arrêt était recherchée les ogives ne serait pas ogivales. D’ailleurs certaines unités ayant besoin de puissance d’arrêt absolue avec une arme de poing ont recours à certaines munitions spéciales (RIP, manufacturées spéciales, etc.).

    1. Très intéressant vos chiffres sur la longueur des canons !
      Pour le LR il s’agit évidemment d’une boutade mais vous ne pouvez pas contester que le poids de balle fait de 3 à 5 grammes contre plus du double pour une KALASH, mais on est encore loin des 13 grammes maximum du 7.60 nato ou en version russe.
      Pour ce qui est de la comparaison avec le 22 LR il s’agit évidemment d’une boutade !
      “la balistique terminale étant étudiée pour d’autres effets physiques comme psychologiques”. Les effets psychologiques ça ne fonctionne pas sur les combattants drogués à l’alcool de Chanvre et autre PERVITINE. C’est même pour cela que les balles DUM DUM ont été créés. Voir mon article : Balle de carabine….

      1. Certes le poids, mais précisément, si la vitesse ne suit pas, augmenter la masse du projectile n’est d’aucun intérêt. Je n’ai plus les chiffres en tête aux autres distances, mais à 600m une 7,62×39 (AK) a tellement ralenti qu’elle délivre moins de puissance que la 5,56×45 à la même distance.

        Problématique différente pour la 7,62×51 OTAN, qui répond à une autre logique / doctrine, donc comparaison sans objet ici.

        Certes pour les effets psycho sur des squelettes drogués, mais dans ce cas, allons-y tous gaiement à l’AT4 … Bref.

        1. Je ne vais pas vous contredire sur les postures entre chenilles et roues mais en matière de balistique lésionnelle et de l’efficacité terminale d’une munition sur un mammifère vivant, il va en aller différemment.
          La raison d’être de ce site depuis 10 ans est bien de dynamiter toutes les idées reçues en matière de vitesse et d’efficacité d’une balle. Je ne vais pas reprendre ce qu’il y a dans tous mes articles.
          Pour faire court : La puissance cela ne veut strictement rien dire.
          Ce qui compte pour une balle c’est :
          1. Son poids.
          2. Sa structure.
          Si la balle n’est pas conçu par un bricoleur du dimanche, mais un manufacturier digne de ce nom, on n’a pas besoin de parler de vitesse puisque celle ci est corrélé au poids du projectile.
          Concernant les drogués, oui c’est important puisqu’on les voit dans toutes les guerres depuis la révolte des Sikhs contre les Anglais en Inde, il y a plus de cent ans, aux Philippines.
          Quand les allemands ont attaqués en France ils étaient bourrés à la PERVITINE, leur journal de marche prouve qu’ils ont conduit leurs chars SANS DORMIR et quasiment sans manger pendant 4 jours d’affilé.

          1. A moins que la théorie de la relativité restreinte d’Einstein soit fausse : E=1/2MV2.

            En clair :
            Energie = la moitié de la masse multipliée par le carré de la vitesse.

            La vitesse est donc toujours le paramètre discriminant majeur.

            Donc la vitesse V n’est pas corrélée à la masse M (le poids c’est autre chose) du projectile, mais la vitesse V au carré multipliée par la moitié de la masse M détermine l’énergie E développée.

            Si la vitesse dépendait du poids du projectile, on n’aurait pas des vitesses différentes avec un même projectile en fonction de la charge de poudre.

            Exemple simple : 9×19 standard , +P, +P+. Toutes en 124gr, même balle FMJ (rigoureusement la même, avec mêmes propriétés aérodynamiques, coefficient de traînée etc.) :
            – std : 350m/s , 495J ;
            – +P : 373m/s, 560J ;
            – +P+ : 380m/s, 588J.
            Pour enfoncer le clou : la PBP russe, du 9×19 aussi, ne pèse que 63gr. Moitié plus légère. Charge comparable au +P+. Les chiffres ? Voici :
            – PBP : 600m/s, 755J.

            Donc à la fois plus légère et plus puissante à l’impact, mais perdra plus vite sa puissance en vol car plus légère (énergie cinétique moindre).

            Ensuite, bien d’autres paramètes influent sur la vitesse d’un projectile, qui subit différentes forces :
            – propulsive : qui l’envoie vers l’avant ;
            – freinante : friction de l’air qui le freine ;
            – gravité : qui le fait retomber ;
            – vent : qui le fait dévier de sa trajectoire.

            Et encore je simplifie à mort. Il faudrait décomposer entre la balistique interne, la balistique intermédiaire, la balistique terminale, considérer l’impact du pas et donc de la vitesse de rotation (et de la distance sur laquelle celle-ci est contrainte) sur le maintien de la vitesse et de la trajectoire du projectile, etc. Bref.

            Concernant les drogues, pas besoin d’en prendre pour tenir 3-4 jours presque sans dormir (qqes minutes par-ci par-là), c’est le quotidien (rare heureusement) de tout soldat, particulièrement dans les armes de mêlée.

            Mais les drogues qui inhibent la fatigue ne sont pas celles qui inhibent la douleur. Ne mélangeons pas tout.

            Du reste, le fanatisme est en lui-même souvent une drogue bien assez puissante (sécrétion de dopamine, d’endorphines, d’adrénaline etc.).

          2. Je vais vous faire répondre s’il accepte de répondre, par un expert. je vous parle contrainte de cartouches manufacturée vous me répondez : relativité générale.
            Vous ne connaissez pas les particularités du tir de chasse avec des balles NON FMJ et qui filent à plus de 1000 m/s, explosant au contact de la peau sans pénétrer.
            Les balles de chasse ne sont pas des balles de guerre, leur but est DIAMÉTRALEMENT OPPOSÉE !!!
            A la chasse une balle qui file à 900 voire 1000 m/s pour un poids de 9 grammes est INEFFICACE ! la bonne vitesse, le bon compromis c’est 800 m/s. 1000 m/s pour une balle de CHASSE de 9 grammes c’est un handicap en matière de pénétration et d’efficacité !

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